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Brexit : report court ou long, "no deal"... les options restent ouvertes

La Première ministre britannique, Theresa May, quitte l'Élysée après une entrevue avec le président français Emmanuel Macron, le 9 avril 2019.
La Première ministre britannique, Theresa May, quitte l'Élysée après une entrevue avec le président français Emmanuel Macron, le 9 avril 2019. Martin Bureau, AFP

Les Britanniques s'acheminent-ils vers un report court ou long du Brexit ? Peuvent-ils quitter l'UE au terme d'un "no deal" dès le 12 avril ou finalement renoncer au divorce ? Ces scénarii sont sur la table des 27 réunis, mercredi, à Bruxelles.

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Dans une volonté d'écarter le spectre d'un "no deal", les 27 de l'Union européenne devraient une nouvelle fois convenir d'un report du Brexit, assorti de conditions et dont la durée reste toutefois à déterminer, lors d'un sommet extraordinaire prévu mercredi 10 avril à Bruxelles. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, plaide pour un délai d'un an. Toutes les options restent cependant ouvertes. Voici les scénarios possibles sur le futur du Brexit :

• Court report jusqu'aux élections européennes

La Première ministre conservatrice, Theresa May, qui a déjà obtenu un premier report du Brexit du 29 mars au 12 avril souhaite un nouveau délai pour tenter de surmonter l'impasse dans laquelle elle se trouve, les députés britanniques ayant refusé de voter l'accord de divorce qu'elle a conclu avec Bruxelles et se montrant incapables de s'entendre sur une solution alternative.

Elle a entamé dans ce but, la semaine dernière, des discussions avec le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, qui n'ont pour l'instant rien donné. Ces entretiens reprendront jeudi, après le sommet européen.

>> À voir : Vers une union douanière avec l’UE ?

L'ajournement du Brexit demandé par Londres devra être approuvé à l'unanimité par les 27 autres dirigeants de l'UE. Entre temps, Theresa May s'est résolue à lancer les préparatifs pour participer au scrutin européen, le 23 mai, tout en expliquant vouloir toujours quitter l'UE avec un accord avant le 22 mai, ce qui lui permettrait d'annuler ces élections.

• Long report d'un an

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a plaidé pour un report pouvant aller jusqu'à un an "maximum". Cela permettrait de fixer une nouvelle date butoir pour le Brexit tout en  laissant une porte de sortie au Royaume-Uni avant cette échéance si jamais les députés britanniques arrivaient à se mettre d'accord et votaient dans l'intervalle pour le traité négocié par Theresa May.

Un tel report impliquerait la participation du Royaume-Uni aux élections européennes de mai et devrait recevoir l'aval unanime des 27.

>> À voir : "L'incertitude du Brexit pèse aussi sur l'économique britannique et on n'en parle pas"

La France n'est "pas opposée" à un report, mais un an "paraît trop long", a fait savoir l'Élysée. La chancelière allemande, Angela Merkel, a, elle, jugé "possible" un délai "jusqu'à début 2020".

• "No deal" : sortie brutale et immédiate

Si l'UE refuse un report, c'est une sortie sans accord ("no deal") dès le 12 avril.

Ce scénario, redouté par les milieux économiques, signifierait une sortie brutale et sans période de transition, ni plan pour la suite de la relation entre le Royaume-Uni et l'UE. Après 46 ans d'appartenance à l'UE, le pays quitterait du jour au lendemain le marché unique et l'union douanière et serait soumis aux règles de l'Organisation mondiale du commerce.

L'UE et le Royaume-Uni ont intensifié ces derniers mois leurs préparatifs face à cette éventualité, même si les 27 et les députés britanniques disent ne pas en vouloir.

• Des élections générales jusqu'au renoncement

Des élections générales peuvent être convoquées si le Parlement et le gouvernement ne parviennent pas à surmonter leurs désaccords sur le Brexit. Un tel scrutin peut aussi être organisé à la suite du vote d'une motion de censure contre le gouvernement.

Une minorité de députés défend le "pas de Brexit" du tout : ce revirement implique, outre l'organisation de nouvelles élections, celle d'un nouveau référendum qui renverserait le résultat de la première consultation, qui avait vu les Britanniques voter à 52 % pour le Brexit en juin 2016.

Selon la Cour de Justice européenne, le Royaume-Uni peut décider de renoncer à quitter l'UE sans avoir besoin de l'aval des autres États membres.

Avec AFP

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