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L’Olympia, 126 ans, toujours branché

L'hommage de l'Olympia à Johnny Hallyday, le 8 décembre 2017.
L'hommage de l'Olympia à Johnny Hallyday, le 8 décembre 2017. Zakaria Abdelkafi, AFP

Le 12 avril marque le 126e anniversaire de l’Olympia, célèbre salle de concert parisienne et music-hall le plus ancien de la capitale française. Retour sur l’histoire de ce monument phare de la musique, d’hier et d’aujourd’hui.

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Tout a commencé par une histoire de montagnes russes. En 1888, Joseph Oller, homme de spectacle et cofondateur du célèbre Moulin Rouge, décide d’entreposer ses manèges à sensation dans la cour du 28boulevard des Capucines dans le 9e arrondissement de Paris. Puis il choisit finalement d’investir les lieux d’une autre manière, en entreprenant la construction d’une salle de spectacle à cet endroit précis. Cinq ans plus tard, le 12 avril 1893, a lieu l’inauguration de l’Olympia. Sur scène, la célèbre danseuse de cancan La Goulue, des acrobates, des transformistes… Une programmation variée pour satisfaire les quelques 2 000 invités présents chaque soir.

Une affiche de l'Olympia par le lithographe français Jules Chéret (1892).
Une affiche de l'Olympia par le lithographe français Jules Chéret (1892). Jules Chéret / Wikipédia

Plus d’un siècle plus tard, la diversité est toujours le mot d’ordre de l’Olympia. "C’est une salle mythique par son histoire bien sûr, puisque tous les grands noms s’y sont produits, de Joséphine Baker à James Brown en passant par Jacques Tati, Lady Gaga, Edith Piaf, Johnny Hallyday… Mais aussi par son présent en proposant au public une programmation très éclectique et prestigieuse", nous explique Laurent de Cerner, directeur général de la salle de concert. "L’Olympia s’adresse depuis toujours à tous les publics et propose tous les genres musicaux et spectacles vivants confondus. En 2019, on programme aussi bien François-Xavier Demaison pour ses deux dernières dates de tournée que Khalid, Lou Doillon, Prophets of rage…".

Chaque année, plus de 200 interprètes, humoristes et autres musiciens foulent les planches, sans forcément se ressembler. "J’avais eu l’occasion dans la même semaine de voir Hamza – un rappeur belge d’origine marocaine et Beach House –un groupe de pop américain. Une salle, deux ambiances !", nous raconte Guney Yilmaz, chargé de relations presse pour le label de musique français Because Music.

Aujourd’hui encore, l’Olympia reste un moment fort dans les carrières. "Voir leur nom illuminé sur la façade fascine toujours autant les artistes", admet Laurent de Cerner. "Ce lieu a accueilli de jeunes talents, et leur premier Olympia reste gravé à jamais." Car le 28boulevard des Capucines a été le témoin de nombreux débuts : ceux de Gilbert Bécaud, en 1954, de Jacques Brel en 1958 ou encore Vanessa Paradis en 1993. "On a ce sentiment d’aboutissement quand on commence avec un ou une artiste en développement, et qu’on atterrit ensuite en concert dans cette salle", détaille Guney Yilmaz.

"Les médias et partenaires avec qui on travaille sont plus sensibles quand il s’agit de l’Olympia aussi, on sait qu’on y va pour voir un show à la hauteur des attentes." La salle des débuts est aussi parfois celle des adieux. Ceux de Jacques Brel, en 1966, après trois semaines consécutives de concerts dans la salle. Ceux de Gilbert Bécaud en 1997, où Monsieur 100 000 volts s'est produit au total 33 fois.

L'histoire de l’Olympia, temple du "music-hall" le plus ancien de la capitale encore en activité aujourd’hui, n’a pas été de tout repos. Fermée pendant la Première Guerre mondiale, la salle rouvre ses portes après le conflit, mais la clientèle n’est pas au rendez-vous. Elle est transformée en cinéma en 1929, et ce jusqu’en 1954, date du rachat par Bruno Coquatrix, alors directeur de Bobino.

En programmant des pointures de la musique nationale – Edith Piaf, Georges Brassens – et internationales – les Beatles, Rolling Stones –, l’impresario français installe confortablement la salle de concert dans la liste des lieux incontournables parisiens.

En 2019, l’Olympia ouvrira au public la Salle de Billard, salle qui date du XIXe siècle, classée monument historique, ornée de boiseries sculptées et de céramiques, d’une centaine de mètres carrés. Elle s’éloigne avec cette ouverture encore un peu plus de la retraite.

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