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En direct : le président soudanais Omar el-Béchir destitué par l'armée

Véhicules blindés déployés près du QG de l'armée à Khartoum, le 11 avril 2019.
Véhicules blindés déployés près du QG de l'armée à Khartoum, le 11 avril 2019. AFP

Alors que les blindés encerclaient le QG de l'armée et la résidence d'Omar el-Béchir depuis jeudi matin, le ministre de la Défense a annoncé, la destitution du président soudanais. Suivez en direct notre édition spéciale.

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Le président soudanais, Omar el-Béchir, dont la résidence était encerclée depuis jeudi 11 avril au matin par plusieurs véhicules blindés militaires, a été destitué. Une annonce officialisée par le ministre de la Défense à la télévision publique. Ce dernier a ajouté qu'un conseil militaire allait administrer le Soudan pour une période transitoire de deux ans.

Tôt dans la matinée, plusieurs véhicules et blindés militaires avaient encerclé le complexe qui abrite, à Khartoum, le QG de l'armée, la résidence officielle d'Omar el-Béchir et le ministère de la Défense. Un raid militaire avait ensuite ciblé des locaux abritant des proches du parti gouvernemental – un groupe lié au Parti du Congrès National (NCP) du président Omar el-Béchir. Selon des informations collectées par Bastien Renouil, correspondant de France 24 à Nairobi, des responsables de l'armée soudanaise s'étaient réunis quelques heures auparavant sans Omar el-Béchir.

"Il est tombé, nous avons gagné !"

Dans les rues de Khartoum, la population s'est massée devant le quartier général militaire, où la protestation s'est organisée depuis cinq jours pour réclamer la démission du président el-Béchir. La foule scandait : "Il est tombé, nous avons gagné !" et "liberté !", sans attendre la "déclaration importante" promise par l'armée à la télévision officielle, qui avait interrompu ses programmes pour diffuser en boucle des chants patriotiques et militaires. "Importante annonce des forces armées sous peu", pouvait-on lire sur un bandeau figé en bas de l'écran.

Outre la destitution du président, les services de renseignement et de sécurité soudanais ont annoncé la libération de tous les prisonniers politiques que compte le pays, par l'intermédiaire de l'agence de presse officielle Suna. "Des journalistes soudanais affirment que les prisonniers politiques du pays sont en train d'être relachés. Et il y en a probablement beaucoup", rapportait Bastien Renouil.

Les meneurs de la contestation demandent à ne pas attaquer les biens publics ou privés. "Nous appelons notre peuple à se contrôler et à ne pas attaquer quiconque ou les biens gouvernementaux et privés", a déclaré dans un communiqué l'Alliance pour la liberté et le changement. "Quiconque fera ça sera puni par la loi. Notre révolution est pacifique, pacifique, pacifique", a-t-elle ajouté.

Un médecin fait état de nombreux blessés par armes à feu, tôt jeudi, mais selon le correspondant de France 24, la situation sur le terrain "est calme en ce moment". Bastien Renouil rapporte également la présence de snipers de l'armée sur les toits autour d'un QG où sont postés de nombreux manifestants. Ils craignent une attaque des milices pro-Béchir, précise-t-il.

Les militaires fraternisent avec le peuple

Dans l'attente d'une "déclaration importante" promise par l'armée à la télévision officielle, les manifestants regroupés devant le siège de l'armée lancent des youyous et scandent des slogans anti-el-Béchir.

L'armée, déployée dans de nombreuses rues de la capitale, ainsi que des membres du groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide, a pris part aux scènes de liesse constatées dans le pays.

Selon les dernières images, à Khartoum, des militaires fraternisent avec le peuple, embrassant et prenant dans leurs bras des manifestants qui veulent croire au départ d'Omar el-Béchir, brandissant, depuis l'annonce de l'armée, le "V" de la victoire.

>> À lire aussi sur France 24 : "Chronologie de quatre mois de contestation contre le régime au Soudan"

Avec AFP et Reuters

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