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Arrestation d'une centaine de manifestants à Alger après des heurts avec la police

Des manifestants affrontent la police à Alger le 12 avril 2019.
Des manifestants affrontent la police à Alger le 12 avril 2019. Ryad Kramdi, AFP

Des violences ont opposé manifestants et forces de l'ordre à Alger, lors du huitième vendredi de mobilisation hebdomadaire. Un cortège monstre a appelé au départ du nouveau président par intérim, Abdelkader Bensalah.

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La capitale algérienne a une nouvelle fois été le théâtre d'un gigantesque défilé vendredi 12 avril, pour le premier vendredi de mobilisation depuis l'annonce de la date de la présidentielle, fixée au 4 juillet.Les contestataires craignent que le scrutin présidentiel annoncé soit frauduleux et ne serve qu'à conforter le pouvoir intérimaire dont ils réclament le départ.

Le huitième vendredi de manifestations à Alger s'est déroulé majoritairement dans le calme mais des heurts ont opposé en fin de journée quelques centaines de jeunes à la police. Dans une atmosphère tendue, certains protestataires ont renvoyé vers les policiers des grenades lacrymogènes utilisées pour disperser la manifestation. Le gros du cortège s'est malgré tout dispersé dans le calme. Dans un communiqué, la police a annoncé avoir arrêté 108 personnes. Par ailleurs, 83 policiers ont été blessés, dont 4 grièvement.

"Bensalah, dégage !"

La présidentielle a été fixée au 4 juillet par le tout nouveau chef de l'État par intérim, Abdelkader Bensalah, 77 ans.

Désigné par la Constitution pour assurer la transition, le nouveau dirigeant du pays est devenu la cible des manifestants. Ces derniers ont défilé à Alger en chantant "Bensalah, dégage !" et "Algérie libre et démocratique".

Les slogans visaient initialement Abdelaziz Bouteflika, président malade dont Abdelkader Bensalah était ces dernières années la "doublure" officielle, en Algérie et à l'étranger.

Chaque camp reste sur ses positions

Pour les protestataires, cette présidentielle prévue dans trois mois ne peut être libre et équitable, car elle serait organisée dans un cadre juridique et par des institutions et des personnalités héritées des vingt ans de pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika, marqués par des scrutins frauduleux selon l'opposition.

Le pouvoir, lui, veut rester dans le cadre prévu par la Constitution : une présidentielle sous quatre-vingt dix jours.

Chaque camp reste sur ses positions. Abdelkader Bensalah a reçu le soutien implicite de l'armée, revenue au centre du jeu politique algérien depuis que son chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, a lâché le président Bouteflika, rendant inéluctable sa démission.

Le général Gaïd Salah a dénoncé des "slogans irréalistes", en allusion aux appels au départ de tous les acteurs du "système" au pouvoir. Il a estimé "irraisonnable" une transition hors du cadre institutionnel actuel, et promis aux manifestants que l'armée garantirait "la transparence et l'intégrité" du scrutin.

Avec AFP

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