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Acte XXII des Gilets jaunes : mobilisation en légère hausse, des tensions à Toulouse

Le cortège des Gilets jaunes a été freiné par la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes, samedi 13 avril à Toulouse.
Le cortège des Gilets jaunes a été freiné par la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes, samedi 13 avril à Toulouse. Pascal Pavani, AFP

Le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 31 000 manifestants dans toute la France pour le 22e samedi de mobilisation des Gilets jaunes. À Toulouse, où les rassemblements avaient été interdits, la police a fait usage de gaz lacrymogènes.

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À quelques jours des annonces d'Emmanuel Macron pour sortir de la crise, plusieurs milliers de Gilets jaunes ont manifesté samedi pour l'acte XXII du mouvement, notamment à Paris et Toulouse.

Les manifestations ont rassemblé 31 000 personnes en France, dont 5 000 à Paris, lors du 22e samedi consécutif de mobilisation, selon le ministère de l'Intérieur, dont les décomptes sont régulièrement contestés par les manifestants.

Ils étaient 22 300 manifestants la semaine dernière, dont 3 100 à Paris, toujours selon la Place Beauvau, soit la plus faible participation depuis le début du mouvement, qui a débuté mi-novembre.

De leur côté, les Gilets jaunes estiment le nombre de participants à "80 504", selon la page Facebook de comptage, et évoquent "un petit regain de mobilisation" avant la date "exceptionnelle" du 20 avril.

Les débordements se sont cette fois concentrés à Toulouse (Haute-Garonne), dont les Gilets jaunes avaient fait leur principal point de ralliement en province et où la police a dénombré quelque 4 500 manifestants.

En fin de matinée, à peine une heure après le début du rassemblement des Gilets jaunes à Toulouse, la tension était montée d'un cran avec les policiers, qui ont commencé à charger.

Peu après le début du cortège, les manifestants se sont heurtés à des barrages policiers sur la grande avenue point de départ du rassemblement menant au centre historique. Très vite, les forces de l'ordre ont avancé pour réduire le périmètre, en lançant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Au total, 800 policiers et gendarmes étaient mobilisés dans les rues de la Ville rose.

Des manifestants ont mis le feu à une baraque de chantier sur les allées Jean Jaurès, à des véhicules, des deux-roues et des poubelles, jeté des projectiles sur la police et dégradé du mobilier urbain et des vitrines.

Peu après 20 h, la préfecture faisait état de 14 blessés en urgence relative, dont un représentant des forces de l'ordre, et de 37 personnes interpellées pour dégradations, jets de projectiles ou port d’arme.

L'une des figures du mouvement, Maxime Nicolle, présent à Toulouse, a dit avoir été blessé à la jambe par un éclat de grenade lacrymogène. "Nous restons parce que nous ne sommes pas entendus ni écoutés et cela continuera les
samedis suivants", a-t-il déclaré à des journalistes.

Ce rendez-vous était le premier depuis l'entrée en vigueur jeudi de la loi anticasseurs, instaurant notamment un délit de dissimulation du visage dans les manifestations.

À Paris, la préfecture de police avait pris un arrêté interdisant tout rassemblement des Gilets jaunes sur les Champs-Élysées et dans les rues perpendiculaires. Régulièrement imposées depuis la mi-mars, les interdictions partielles de manifester concernaient aussi nombre d'autres villes, Lille, Lyon, Montauban...

Dans la capitale, la préfecture de police annonçait 27 interpellations et 9 473 contrôles préventifs. Des heurts ont éclaté en fin d'après-midi entre manifestants et forces de l'ordre sur la place de la République (XIe arrondissement).

Des rassemblements ont également eu lieu à Marseille, Grenoble, Nancy ou encore Lille.

Avec AFP

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