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Première victoire historique d'une boxeuse iranienne

La boxeuse Sadaf Khadem lors de sa victoire, le 13 avril 2019, à Royan.
La boxeuse Sadaf Khadem lors de sa victoire, le 13 avril 2019, à Royan. Medhi Fedouach, AFP

La boxeuse Sadaf Khadem a gagné son premier combat de boxe anglaise en France, samedi soir à Royan, le premier de l'histoire pour une femme iranienne.

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Sadaf Khadem a réussi son pari. Cette boxeuse iranienne a disputé samedi 13 avril son premier combat officiel et elle l’a remporté. Devant près de 1 500 spectateurs, la jeune boxeuse, âgée de 24 ans, a pressé son adversaire française, Anne Chauvin, 25 ans, qui compte à son actif quatre combats (deux défaites et deux victoires). Sadaf Khadem s'est vu décerner la victoire à l'unanimité des juges, une première pour une boxeuse iranienne.

"On a gagné pour les femmes et on doit être forte partout pour gagner pour les femmes", a-t-elle déclaré sur le ring après ce succès. "Je dédie cette victoire à tous les hommes et femmes qui ont donné leur vie pour défendre mon pays, un million de morts. Les femmes peuvent franchir les montagnes si elles le veulent", a-t-elle ajouté.

Un sport interdit aux femmes

Sadaf Khadem est professeure de fitness à Téhéran. Dans son pays, la pratique de la boxe est interdite aux femmes depuis la Révolution islamique de 1979. Malgré cet obstacle, elle a pu réaliser son rêve grâce à l’aide de son son coach, le Franco-Iranien Mahyar Monshipour, ancien champion du monde de boxe anglaise.

"L'idée de ce combat est venue quand le CIO (Comité international olympique) a sommé les pays qui ne rendaient pas tous les sports mixtes à les rendre mixtes dans leur pays sous peine d'exclusion des équipes masculines des Jeux olympiques", explique Mahyar Monshipour, champion du monde poids super-coqs WBA entre 2003 et 2006.

La Fédération française de boxe et le ministère des Sports ont alors joué le jeu en donnant les autorisations nécessaires "car elle n'est pas résidente en France et elle n'est pas française", précise ce conseiller technique au ministère, impressionné par le mental de la jeune femme.

Sadaf Khadem s’est pourtant mise à la boxe il y a seulement trois ans après avoir vécu "un moment difficile". "Je donne des cours en journée et pendant mes moments de libre, je m'entraîne cinq à six fois par semaine, soit de la course à pied, soit des entraînements de boxe", décrit-elle.

"Je veux m'améliorer le plus possible, aller le plus loin possible et montrer la voie aux autres Iraniennes pour qu'elles puissent goûter à ce sport", dans un pays où il y a "un énorme engouement pour les sports de combat", souligne la jeune championne.

Avec AFP

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