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L’essayiste d’extrême droite Alain Soral condamné à un an ferme pour négationnisme

L'essayiste d'extrême droite Alain Soral au tribunal correctionnel de Paris le 12 avril.
L'essayiste d'extrême droite Alain Soral au tribunal correctionnel de Paris le 12 avril. Loïc Venance/ AFP

Jugé pour contestation de l'existence de la Shoah, Alain Soral a été condamné, lundi, d'un an de prison ferme pour négationnisme par le tribunal correctionnel de Paris. L’essayiste d’extrême droite fait déjà l'objet de plusieurs condamnations.

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Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, lundi 15 avril, l'essayiste d'extrême droite Alain Soral à un an de prison ferme assorti d'un mandat d'arrêt, pour contestation de l'existence de la Shoah.

Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du parquet, Soral ayant déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour provocation à la haine raciale. Lors de l'audience, le 5 mars, l'accusation avait demandé six mois ferme contre lui, et 15 000 euros d'amende contre son avocat.

Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet, 60 ans, a été condamné pour avoir publié sur son site des conclusions litigieuses de son avocat dans une affaire. Il n'était pas présent à la lecture du délibéré.

Son conseil, Damien Viguier, a, lui, été condamné à 5 000 euros d'amende pour complicité, en raison du contenu de ces conclusions.

"Shoah où t'es ?"

Tout commence en 2016, lorsque le site d'Alain Soral, Égalité et Réconciliation, publie un dessin représentant sur une une titrée "Chutzpah Hebdo" le visage de Charlie Chaplin devant l'étoile de David, avec dans une bulle la question "Shoah où t'es ?", référence à la une polémique de "Charlie Hebdo" après les attentats de Bruxelles, "Papa où t'es ?".

Pour cette publication jugée négationniste, Soral a été définitivement condamné à 10 000 euros d'amende.

Les abats-jour en peau humaine, "propagande de guerre"

En novembre 2017, le même site avait publié les conclusions de son avocat Damien Viguier dans cette affaire, qui évoquaient notamment une chaussure et une perruque représentées sur le dessin condamné, "Chutzpah Hebdo". C'est pour cette diffusion qu'Alain Soral écope aujourd'hui d'un an de prison ferme.

"Chaussure et cheveux font référence aux lieux de mémoire organisés comme des lieux de pèlerinage. On y met en scène des amoncellements de ces objets, afin de frapper les imaginations", avait notamment écrit l'avocat. "La coupe des cheveux se pratique dans tous les lieux de concentration et s'explique par l'hygiène", écrivait-il encore, citant ensuite le négationniste Robert Faurisson.

S'agissant de deux autres détails du dessin, "savon et abat-jour", l'avocat a prétendu que les savons faits à partir de graisse humaine par les nazis ou les abats-jour en peau humaine n'étaient que "propagande de guerre".

Tous deux devront verser un euro symbolique de dommages et intérêts à quatre associations antiracistes parties civiles, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice, solidairement, à chacune d'entre elles.

Avec AFP

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