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Le recours de Carlos Ghosn contre la prolongation de sa détention rejeté

Carlos Ghosn, le 3 avril 2019, après un rendez-vous avec son avocat à Tokyo.
Carlos Ghosn, le 3 avril 2019, après un rendez-vous avec son avocat à Tokyo. Kazuhiro Nogi, AFP

La Cour suprême du Japon a rejeté l'appel de Carlos Ghosn contre sa détention, anéantissant les espoirs de l'ancien PDG de Renault-Nissan d'obtenir une libération anticipée.

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La Cour suprême du Japon a rejeté, lundi 15 avril, le recours déposé par Carlos Ghosn contre la prolongation de sa détention.

Le magnat de l'automobile déchu, âgé de 65 ans, avait déposé le 10 avril un recours devant la plus haute cour du Japon après une nouvelle arrestation, le 4 avril, pour des allégations de malversations financières. Il s'agissait d'une tentative employée pour la première fois dans cette affaire, dans le but de le faire libérer.

>> À voir : Affaire Carlos Ghosn : justice ou acharnement ?

Carlos Ghosn a dans un premier temps été placé en détention jusqu'au 14 avril, période qui a été prolongée jusqu'au 22 avril pour permettre au procureur d'engager des poursuites.

Carlos Ghosn, qui se trouve dans la prison du quartier de Kosuge (nord de la capitale), est interrogé par des enquêteurs du bureau des procureurs sur des détournements de fonds de Nissan, effectués via un distributeur de véhicules du constructeur à l'étranger. Il s'agit du sultanat d'Oman, d'après des sources proches du dossier.

Tombé en disgrâce depuis son interpellation le 19 novembre à Tokyo, Carlos Ghosn a déjà été inculpé à trois reprises : deux pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et une pour abus de confiance. Il est notamment accusé d'avoir tenté de faire couvrir par l'entreprise des pertes sur des investissements personnels, lors de la crise économique de 2008.

Dans une vidéo enregistrée le 3 avril et diffusée le 9 avril, Carlos Ghosn clame une nouvelle fois son innocence, se disant victime d'un "complot", d'une "trahison" d'une petite équipe de dirigeants de Nissan afin de le faire tomber et tenter d'empêcher un projet de fusion avec son allié Renault.

Avec AFP et Reuters

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