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Une infirmière néo-zélandaise enlevée en Syrie en 2013 toujours recherchée

L'infirmière néo-zélandaise Louisa Akavi, sur une photo non datée transmise par le CICR le 14 avril 2019.
L'infirmière néo-zélandaise Louisa Akavi, sur une photo non datée transmise par le CICR le 14 avril 2019. ICRC / Handout via Reuters

Le Comité international de la Croix-Rouge a lancé dimanche un appel pour savoir ce qu'il est advenu de trois de ses employés enlevés en Syrie en 2013, révélant qu'il s'agissait d'une infirmière néo-zélandaise et de deux chauffeurs syriens.

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La Nouvelle-Zélande a fait savoir, lundi 15 avril, que ses forces spéciales avaient effectué des missions en Syrie pour rechercher une infirmière néo-zélandaise dont la Croix-Rouge vient de révéler l'enlèvement en 2013.

Les détails du rapt de Louisa Akavi et de deux chauffeurs syriens avaient été tenus secrets pendant plus de cinq ans, avant que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ne décide dimanche de rompre le silence et de lancer un appel pour savoir ce qu'il est advenu de ses employés.

L'organisation a révélé dimanche avoir su dès le départ que l'infirmière de 62 ans était aux mains de l’Organisation État islamique et précisé que les dernières informations "fiables" indiquaient qu'elle était encore en vie à la fin de 2018.

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Le vice-Premier ministre néo-zélandais Winston Peters a affirmé lundi qu'une opération impliquant une équipe basée en Irak était en cours pour la localiser.

"Cette équipe non-combattante s'est spécialement concentrée sur le fait de localiser Louisa et d'identifier les opportunités de la récupérer", a indiqué le vice-Premier ministre.

"La vraie carrure de l'humanitaire pleine de compassion"

Le 13 octobre 2013, Louisa Akavi et ses deux collègues syriens, Alaa Rajab et Nabil Bakdounes, se rendaient en convoi à Idleb, dans le nord-ouest, où ils devaient fournir du matériel médical, lorsque des hommes armés avaient arrêté leurs véhicules. Sept personnes avaient alors été kidnappées, dont quatre avaient été libérées le lendemain.

Peu après leur enlèvement, le CICR avait précisé que le convoi humanitaire était reconnaissable avec sa croix rouge sur un fond blanc. L'organisation n'est jamais parvenue à obtenir des renseignements sur le sort des deux chauffeurs syriens.

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"Ces cinq dernières années et demie ont été un calvaire pour les familles de nos trois collègues. Louisa a la vraie carrure de l'humanitaire pleine de compassion. Très engagés eux aussi, Alaa et Nabil étaient de véritables piliers de nos activités de secours", a expliqué le directeur des opérations du CICR, Dominik Stillhart.

"Nous appelons toute personne qui détiendrait des informations les concernant à se manifester. Si nos collègues sont toujours en captivité, nous demandons leur libération immédiate et inconditionnelle", a-t-il dit dans un communiqué.

Des témoins disent avoir vu l’infirmière en décembre

Louisa Akavi est une infirmière "expérimentée, dévouée et reconnue pour sa force de caractère", qui avait accompli, avant son enlèvement, 17 missions sur le terrain pour la Croix-Rouge néo-zélandaise et le CICR, selon l'organisation.

Winston Peters a remercié les médias qui étaient au courant d'avoir gardé le silence. "Dans ces situations, la priorité doit toujours être la sécurité de l'otage et on nous avait clairement dit que toute publicité augmenterait les risques pour Louisa", a-t-il dit. "Le gouvernement est très reconnaissant de la coopération pendant ces années des médias qui ont pris la décision de ne pas publier (...) et nous les remercions pour cette approche de principe."

Tuaine Robati, porte-parole de la famille Akavi, a déclaré que l'infirmière était parfaitement au courant des risques en Syrie. "Elle a vécu des moments difficiles avant mais elle a continué parce qu'elle aime ça", a-t-il dit. "Louisa est une infirmière et une humanitaire très expérimentée qui connaissait les risques."

Le New York Times rapporte de son côté que la Croix-Rouge a des raisons de penser que l'infirmière est en vie, parce qu'au moins deux personnes ont dit l'avoir vue en décembre dans une clinique de Soussa, un des ultimes bastions de l'OEI.

Des témoins avaient dit l'avoir vue pratiquer des soins dans des cliniques sous contrôle de l'OEI, ce qui laissait penser qu'elle n'était alors plus confinée dans une cellule.

Avec AFP

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