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Championnats de France: à un an des JO-2020, la natation française fait son check-up

Charlotte Bonnet victorieuse de la finale du 400 m nage libre des Championnats de France (petit bassin), le 18 novembre 2018 à Montpellier
Charlotte Bonnet victorieuse de la finale du 400 m nage libre des Championnats de France (petit bassin), le 18 novembre 2018 à Montpellier AFP/Archives
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Rennes (AFP)

A un an des JO-2020, la natation tricolore, encore loin de la robustesse de son âge d'or, fait son check-up à l'occasion des Championnats de France qualificatifs pour les Mondiaux-2019 (12-28 juillet en Corée du Sud), de mardi à dimanche à Rennes. Avec exigence.

Anémiée après les départs en série de ses piliers après les JO-2016, elle tente de se remettre progressivement sur pied depuis.

En 2017, au creux de la vague, seuls neufs nageurs avaient fait le voyage à Budapest, la plus maigre délégation bleue en grand bassin depuis les Mondiaux-2001 à Fukuoka (Japon).

L'été suivant, c'est une équipe remplumée - trente nageurs, dont près de la moitié de nouveaux venus - et rajeunie - moins de 23 ans de moyenne d'âge - qui a plongé aux Championnats d'Europe à Glasgow (Ecosse).

Un regain de vitalité à confirmer dans le bassin breton, où l'encadrement de la natation française table sur "quinze à vingt" sélectionnés, relais compris. Malgré des chronos exigés costauds.

"Au vu de la difficulté des règles de sélection imposées pour rejoindre Gwangju (où auront lieu les Mondiaux-2019, NDLR), les championnats de France seront un indicateur révélateur de notre capacité à nous mettre en orbite mondiale", estime Richard Martinez, directeur de la natation course à la Fédération française (FFN).

- Pour accompagner Bonnet et Metella -

Sur orbite mondiale, eux le sont déjà : forts de leur(s) médaille(s) individuelle(s) conquise(s) l'été dernier, Charlotte Bonnet et Mehdy Metella, ainsi que Fantine Lesaffre, ont leur billet en poche, à la seule condition de nager à Rennes cette semaine.

A Glasgow, la première avait pris son envol, à 23 ans, en s'offrant, entre autres récompenses, sa première couronne internationale individuelle en grand bassin, sur 200 m. A la fois en domptant ses émotions, en assumant un statut inédit de favorite et en franchissant des frontières chronométriques significatives (moins d'1 min 55 sec).

Le deuxième avait, malgré une saison chaotique - comme l'hiver qu'il vient de traverser -, remporté l'argent du 100 m papillon et le bronze du 100 m.

Preuve de leur rôle crucial pour la natation française qui regarde vers Tokyo, ils avaient, à eux deux, été impliqués dans six des sept médailles bleues glanées en Écosse. Lesaffre, elle, avait été sacrée sur 400 m 4 nages.

Pour tous les autres, la qualification pour Gwangju passe par deux étapes : d'abord, réaliser le temps fixé dès les séries matinales, puis se classer premier ou deuxième de la finale. En termes chronométriques, la barre est haute, située entre le huitième et le douzième temps nagés en séries mondiales depuis 2015, selon les distances. Et pas question d'y déroger : "On sera strict sur l'observation de ces règles", prévient Martinez.

- Résoudre l'équation performer + réitérer -

"Cette capacité à être performant dès le matin et à réitérer un niveau de performance au moins identique, voire supérieur l'après-midi, c'est ce dont on aura besoin si on veut jouer des coudes dans les finales mondiales, ou olympiques l'année prochaine", explique-t-il.

"C'est l'équation qu'il faut résoudre au niveau européen, mondial et olympique. Plus tôt on peut les confronter à ce type d'exercice, mieux on les aide à se préparer à ce niveau d'exigence", poursuit le technicien.

Comment se comporteront le trentenaire Jérémy Stravius (inscrit sur 50 m dos, 50 m papillon, 100 m et 100 m papillon) et le finaliste olympique Jordan Pothain (100 m, 200 m et 400 m), qui ont rejoint à la rentrée le groupe de Fabrice Pellerin à Nice, où s'entraîne Bonnet ? Où en est le sprinter Clément Mignon (50 m et 100 m), revenu sur sa décision d'arrêter sa carrière et qui a replongé en début d'année à Marseille ? Côté sprint toujours, les jeunes Marie Wattel, installée en Angleterre, et Maxime Grousset, désormais à l'Insep, montreront-ils des signes de progression ?

Il y aura peut-être, à près de 4.000 kilomètres de là, un observateur avisé en la personne de Florent Manaudou. Après l'annonce de son retour surprise à la compétition il y a un mois, le champion olympique 2012 du 50 m a repris l'entraînement il y a pile une semaine, à Antalya, en Turquie.

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