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Dans la presse

"Union sacrée autour de Notre-Dame de Paris"

France 24

Dans la presse, ce mercredi 17 avril, la mobilisation, en France et en Europe, pour reconstruire Notre-Dame de Paris, endommagée par un violent incendie, la crise humanitaire et politique en Haïti, et un souci pour les barbus.

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Dans la presse, ce mercredi matin, la mobilisation, en France, pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris, endommagée par un violent incendie dans la nuit de lundi à mardi.

Le journal chrétien La Croix explique la mobilisation de Français "de toutes convictions" parce qu'ils auraient "senti vibrer au fond d'eux-mêmes quelque chose d'unique venu du plus loin de leur histoire" – un héritage qu'ils doivent à présent "reconstruire". Lancement d'une souscription nationale, près d'un milliard d'euros déjà promis, dont plusieurs centaines de millions par les grandes fortunes françaises: les quotidiens français évoquent l'"union sacrée" pour sauver Notre-Dame. Une mobilisation à laquelle "chacun, du plus humble au plus riche pourra participer", d'après Midi Libre. "Sauvons Notre-Dame" : Le Parisien évoque déjà "la lente résurrection" de la cathédrale, grâce à la mobilisation d'anonymes, de milliardaires, d'entreprises et de collectivités. Dans le dessin de Ranson, même les extraterrestres sont venus "donner un peu d'argent pour Notre-Dame". "Ça s'est vu de si loin, la fumée ?", s'étonne quelqu'un.

La mobilisation dépasse en effet les frontières françaises. Le quotidien suisse Le Temps, qui a choisi pour sa une une très belle photo signée Stéphane Lagoutte, plaide en faveur d'une "résurrection européenne" de Notre-Dame. Un appel reçu cinq sur cinq en Catalogne, patrie de la Sagrada Familia, par le quotidien Ara, qui appelle également à "l'union" pour sauver la cathédrale. "Il faut sauver les trésors de Notre-Dame", répond The Independent, au Royaume-Uni, qui a lui aussi choisi l'image de la croix rescapée, au-dessus de l'autel de la cathédrale. Un lieu où habite "l'âme de l'Europe", d'après le journal italien La Repubblica, qui rapporte que les experts tablent plutôt, eux, sur 10 à 15 ans pour reconstruire Notre-Dame, alors que le président français Emmanuel Macron, a promis de la rebâtir d'ici 5 ans.

Beaucoup de réactions, également, des dessinateurs de presse, à travers la planète. Beaucoup d'entre eux rendent hommage au travail extraordinaire des pompiers, qui ont permis de sauver Notre-Dame, notamment le dessinateur mexicain Fernando Barba, qui montre l'un d'entre eux portant sur son dos la cathédrale en flammes. L'Australien David Pope, lui, détourne la célèbre photo d'un secouriste donnant à boire à un koala, lors des terribles incendies qui ont touché son pays en 2009. Aujourd'hui, c'est un pompier parisien qui vient au secours de la célèbre chimère de Notre-Dame. En France, plusieurs dessinateurs ironisent, eux, sur la mobilisation pour Notre-Dame, quand tant d'autres causes leur semblent plus urgentes, à commencer par le réchauffement climatique. "Je te jure ! Avec cette forme-là, le monde entier va se sentir concerné", assure un ours polaire à un manchot dans le dessin de Silex, devant la cathédrale parisienne sculptée dans la glace. Il y a tant d'autres causes… Alors qu'un enfant de moins de 5 ans meurt de faim toutes les 11 secondes dans monde, d'après le Programme alimentaire mondial, Yace s'émeut de voir les promesses de dons des fortunes françaises pour Notre-Dame dépasser les 600 millions d'euros. "Dieu soit loué", réagit un enfant affamé. Des dessins publiés sur Twitter.

La faim et la misère, dont souffre la population d'Haïti, et dont la colère enfle depuis des mois. Preuve s'il en est que l'on peut "en même temps" aimer les vieilles pierres et ses "frères humains", La Croix s'est penché sur cette crise, largement passée sous les radars médiatiques. L'envoyée spéciale du journal, qui annonce de nouvelles manifestations pour réclamer des comptes après l'énorme scandale de détournement d'argent du fonds vénézuélien PetroCaribe, a rencontré Jean-Philippe, 37 ans, qui vit avec sa femme et ses trois jeunes enfants dans une toute petite maison de tôle de Port-au-Prince, dans ce que les Haïtiens appellent un "quartier sans" – "un quartier sans eau, sans électricité, sans services, sans État, comme ces nombreux bidonvilles ou bétonvilles qui encerclent les beaux quartiers de la capitale, depuis que le tremblement de terre de 2010 a détruit la ville basse historique, et restée depuis largement en ruine et aux mains de gangs armés", des "quartiers sans" comme il y en a partout en Haïti, où plus des trois quarts de la population vivent dans la pauvreté, rappelle La Croix. "Tout va de travers, tout est à l'envers, le pays a la tête en bas", commente Jean-Philippe, très remonté contre les engagements non tenus du président Jovenel Moïse, "élu" en février 2017. "Il nous avait promis à chacun : 'Tu auras du courant 24 heures sur 24, à manger dans ton assiette, de l'argent dans ta poche'. Il devait construire des routes, développer l'agriculture. Que des mensonges ! Le peuple meurt de faim", s'indigne-t-il.

Sans transition aucune, quitte à ce que ça paraisse un peu tiré par les cheveux, j'avais aussi envie de partager avec vous ce papier de Slate, qui nous apprend que les barbes de la gent masculine comporteraient plus de germes et de bactéries que le pelage canin. Autrement dit, les hommes barbus transportent plus de bactéries que les chiens.

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