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L'opposant turc Ekrem Imamoglu proclamé maire d'Istanbul

Ekrem Imamoglu le 15 avril 2019 à Istanbul.
Ekrem Imamoglu le 15 avril 2019 à Istanbul. Yasin Akgul, AFP

Le Haut Comité électoral a déclaré vainqueur, mercredi, l'outsider Ekrem Imamoglu à la municipale du 31 mars à Istanbul. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, continue néanmoins de se battre pour faire invalider le scrutin.

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Le candidat de l'opposition turque, Ekrem Imamoglu, a été proclamé vainqueur de l'élection municipale à Istanbul par l'autorité électorale qui lui a délivré son mandat de maire, mercredi.

Ekrem Imamoglu, candidat commun des partis d'opposition CHP (le "Parti républicain du peuple") et Iyi ("Le Bon Parti"), a reçu ce document, délivré par le Haut comité électoral (YSK). Il a été acclamé par des dizaines de ses partisans en arrivant aux bureaux de l'YSK dans le complexe abritant le palais de justice à Istanbul, selon un correspondant de l'AFP.

Après avoir obtenu son mandat, Ekrem Imamoglu s'est rendu à la mairie d'Istanbul pour la passation de pouvoirs.

La veille, l'AKP au pouvoir en Turquie, a introduit un recours exigeant la tenue d'un nouveau scrutin au prétexte que celui du 31 mars avait été entaché d'"irrégularités". Ce recours extraordinaire est intervenu plus de deux semaines après le scrutin, au moment où des opérations de recomptage touchaient à leur fin à Istanbul.

"C'est le début d'une nouvelle ère pour Istanbul"

Des dizaines de milliers de ses partisans se sont rassemblés devant la mairie pour fêter sa victoire, entonnant un chant nationaliste prisé par l'opposition laïque.

Dans une allocution, il a promis d'être "au service de 16 millions de personnes et non pas d'une personne, d'un groupe ou d'un parti". "C'est le début d'une nouvelle ère pour Istanbul. Je serai le maire le plus démocratique au monde", a-t-il ajouté. Remerciant les Stambouliotes de l'avoir porté à la tête "de la plus belle ville au monde", il les a exhortés à surmonter "les rancunes et les inimitiés", exacerbées par une campagne extrêmement polarisante.

L'AKP et avant lui le Parti du bien-être, également issu de l'islam politique, ont contrôlé la ville pendant vingt-cinq ans. Dans le reste du pays, d'après les résultats provisoires de ces élections municipales, le parti de Recep Tayyip Erdogan est arrivé en tête à l'échelle nationale, mais a subi un cuisant revers en perdant la capitale, Ankara, et la plus grande ville du pays, Istanbul, sur fond de récession économique.

Avec AFP

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