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Abdelkader Merah condamné en appel à 30 ans de prison

Croquis d'Abdelkader Merah dans le box des accusés, le 13 octobre 2017, à la cour d'assises de Paris.
Croquis d'Abdelkader Merah dans le box des accusés, le 13 octobre 2017, à la cour d'assises de Paris. Benoit Peyrucq, AFP

La cour d'assises spéciale de Paris a condamné jeudi Abdelkader Merah à 30 ans de prison en appel. L'ancien caïd de cité a été reconnu coupable de "complicité" dans les assassinats perpétrés par son frère Mohamed à Toulouse et Montauban en 2012.

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La cour d'assises spéciale de Paris statuant en appel a condamné jeudi 18 avril Abdelkader Merah à 30 ans de réclusion criminelle et l'a reconnu coupable – contrairement au jugement de première instance – de "complicité" des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed. Sa peine est assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

Prononcé devant une salle d'audience silencieuse, le verdict a été accueilli par des larmes de reconnaissance chez les familles des victimes. Dans son box, Abdelkader Merah, 36 ans, a à peine courbé les épaules.

En première instance, le 2 novembre 2017, cet ex-caïd de cité, converti depuis 2006 à un islam radical, avait été condamné à 20 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste mais relaxé de l'accusation de complicité.

Cerveau et complice

Tout au long du deuxième procès d'Abdelkader Merah, commencé le 25 mars, l'accusation et les parties civiles se sont efforcées de démontrer qu'il avait non seulement été le mentor de son cadet mais aussi le cerveau et le complice de ses actes.

Les avocats d'Abdelkader Merah ont dénoncé un procès pour l'exemple et défendu la thèse selon laquelle il n’avait fourni "aucune assistance" à des actes "dont il ignorait tout".

Le second accusé du procès, Fettah Malki, a lui été condamné à 10 ans de réclusion. Ce délinquant de 36 ans avait été condamné en première instance à 14 ans de réclusion criminelle pour avoir fourni un gilet pare-balles et un pistolet-mitrailleur à Mohamed Merah, en ayant connaissance de sa radicalisation.

Ce dernier, qui se réclamait d'Al-Qaïda, avait assassiné en mars 2012 trois militaires, trois écoliers juifs et le père de deux d’entre eux, à Toulouse et Montauban, avant d'être abattu par la police.

Avec AFP et Reuters

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