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Yémen : "pas de preuve" que des armes françaises font des victimes civiles, selon Parly

La ministre des Armées, Florence Parly, le 8 avril 2019, aux Invalides, à Paris.
La ministre des Armées, Florence Parly, le 8 avril 2019, aux Invalides, à Paris. Thomas Samson, AFP

La ministre française des Armées, Florence Parly, a déclaré ne pas avoir "d'éléments de preuve" montrant que des armes de fabrication française utilisées par l'Arabie saoudite auraient fait des victimes civiles dans la guerre au Yémen.

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La ministre des Armées, Florence Parly, a réagi jeudi 17 avril aux informations révélées par le collectif d'investigation Disclose, selon lesquelles des armes françaises ont bien été utilisées dans le conflit saoudo-yéménite.

Selon elle, "ces armes ne sont pas utilisées de façon offensive dans cette guerre au Yémen et on ne peut donc pas de façon mécanique, en tout cas moi je n'ai pas d'éléments de preuve permettant de dire cela, que des armes françaises sont à
l'origine de victimes civiles au Yémen", a-t-elle déclaré sur Radio Classique.

"Tous nos efforts et tous les efforts de la communauté internationale sont orientés pour essayer d'arrêter ce conflit et de lui trouver une solution politique", a insisté la ministre des Armées, dénonçant "une guerre sale".

>> À lire : Des documents classés confidentiels détaillent les armes françaises utilisées dans la guerre au Yémen

Prise de conscience ?

Intitulés "Yémen - situation sécuritaire", ces documents transmis, selon Disclose, à Emmanuel Macron, à la ministre des Armées, Florence Parly, au Premier ministre, Édouard Philippe, et à celui des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, détaillent l'arsenal français utilisé par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis contre les rebelles houthis au Yémen.

Chars Leclerc, obus-flèche, Mirage 2000-9, radar Cobra, blindés Aravis, hélicoptères Cougar et Dauphin, frégates de classe Makkah, etc., la liste des armes françaises dressée par les auteurs de ces "Yémen Papers" est longue. Et les ventes françaises ne devraient pas s’arrêter là puisque l’enquête révèle, en outre, que des exportations d'armes vers l'Arabie saoudite vont se poursuivre, selon un nouveau contrat signé en décembre. Signé par le groupe industriel français Nexter, le contrat prévoit notamment la livraison  de véhicules blindés et de canons au royaume wahhabite entre 2019 et 2024.

Dans une réponse communiquée lundi 15 avril, le gouvernement a affirmé de son côté que "les armes françaises dont disposent les membres de la coalition sont placées pour l'essentiel en position défensive (...) mais pas sur la ligne de front, se défend-on du côté du cabinet du Premier ministre. Et Matignon de poursuivre, "nous n'avons pas connaissance de victimes civiles résultant de leur utilisation sur le théâtre yéménite".

Avec Reuters

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