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Mobilisation massive à Alger pour le neuvième vendredi de manifestations

Des vétérans participent à la manifestation du 19 avril 2019 sur la place Emir Abdelkader à Alger.
Des vétérans participent à la manifestation du 19 avril 2019 sur la place Emir Abdelkader à Alger. AFP

Comme chaque semaine depuis le 22 février, les Algériens se sont à nouveau massivement mobilisés vendredi pour réclamer des réformes et un changement de régime. Les manifestants ont défilé à Alger mais aussi à Oran, Constantine et Annaba.

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Sur plusieurs kilomètres, une foule immense a empli à nouveau les rues du centre d'Alger pour un neuvième vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Aucun chiffre officiel n'a été communiqué ni par les autorités ni par les protestataires, mais la mobilisation à Alger, où les artères du centre-ville ont été saturées de manifestants, était comparable à celle des précédents vendredis – une mobilisation jugée historique par les observateurs.

En plus de la manifestation algéroise, des cortèges massifs ont également été signalés dans le reste de l'Algérie, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

À Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est faite discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, a écrit un manifestant sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", ont scandé les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'État par intérim le 9 avril, après le départ du pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants, "malgré ces changements progressifs à la tête du pays, veulent le départ des 'deux B' [Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui, le Premier ministre, NDLR]", détaille Moncef Ait-Kaci, correspondant de France 24 à Alger.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Avec AFP

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