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Mali : démission du Premier ministre et du gouvernement après le regain de violences

Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga lors d'une conférence de rpesse à Mopti le 13 octobre 2018
Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga lors d'une conférence de rpesse à Mopti le 13 octobre 2018 Michele Cattani / AFP

Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga et l’ensemble de son gouvernement ont démissionné, jeudi, quelques heures avant l’examen d’une motion de censure déposée par des députés de l’opposition et de la majorité.

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Le Premier ministre malien a préféré prendre les devants. Confronté à la perspective d’une motion de censure soutenue à la fois des députés de l’opposition mais aussi de la majorité, Soumeylou Boubèye Maïga a présenté sa démission, jeudi 18 avril, qui a aussitôt été acceptée par la présidence.

En poste depuis 16 mois, le Premier ministre malien faisait face à une fronde parlementaire motivée par la dégradation du climat sécuritaire, marqué notamment par le massacre de 160 villageois peuls en mars dernier, ainsi que les manifestations de masse contre la "mauvaise gestion du pays" du 5 avril.

Lors d'une allocution radiotélévisée mardi soir, le chef de l'État  Ibrahim Boubacar Keïta a assuré avoir "entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant" du pays, sans évoquer directement le Premier ministre ni son gouvernement.

Projet de révision constitutionnelle

Il a annoncé l'ouverture d'une "concertation nationale" du 23 au 28 avril avec "les forces politiques et sociales" sur le projet de révision constitutionnelle qui doit être soumis à référendum.

Ibrahim Boubacar Keïta est longuement revenu sur la "tragédie d'Ogossagou", en référence à la tuerie le 23 mars de quelque 160 habitants de ce village peul près de la frontière avec le Burkina Faso par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons affirmant lutter contre les jihadistes.

>> À lire aussi sur France 24 : "Massacre de Peuls au Mali : les exactions n'ont 'pas une origine ethnique' "

Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement a prononcé le 24 mars la dissolution de l'association de chasseurs "Dan Nan Ambassagou", lui reprochant de s'être "écartée de ses objectifs initiaux" et a remplacé les principaux chefs d'état-major.

Ces limogeages au sommet de la hiérarchie militaire interviennent également après une attaque jihadiste le 17 mars contre un camp de l'armée à Dioura (centre), au cours de laquelle 26 soldats ont péri. Des zones entières du pays continuent à échapper au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré l'accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Avec AFP

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