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Arrestation de cinq milliardaires algériens, dont des proches de Bouteflika

Issad Rebrab, considéré comme l'homme le plus riche d'Algérie, le 27 novembre 2017 à Abidjan.
Issad Rebrab, considéré comme l'homme le plus riche d'Algérie, le 27 novembre 2017 à Abidjan. Issouf Sanogo, AFP

Cinq milliardaires algériens, dont des proches de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, ont été arrêtés en Algérie dans le cadre d'une enquête anticorruption.

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La gendarmerie algérienne a arrêté dimanche 21 avril quatre des frères Kouninef, une puissante famille d'hommes d'affaires proche d'Abdelaziz Bouteflika, contraint de démissionner le 2 avril de la présidence de la République.

Ils doivent être entendus dans le cadre d'une information judiciaire pour notamment "non-respect des engagements contenus dans des contrats conclus avec l'État, trafic d'influence pour obtenir d'indus avantages et détournements de foncier", avant d'être présentés devant le parquet, selon la télévision d’État.

La famille Kouninef est réputée proche de Saïd Bouteflika, frère et puissant ex-conseiller de l'ancien chef de l'État, qui a démissionné sous la pression conjuguée de la rue et de l'armée. Très influents mais très discrets, les frères Kouninef sont à la tête d'un empire allant de l'agroalimentaire au génie civil pétrolier.

Issad Rebrab, considéré comme l'homme le plus riche d'Algérie, a également été interpellé. Il dirige la société Cevital, qui importe du sucre brut du Brésil et exporte du sucre raffiné vers la Tunisie, la Libye et d'autres pays au Proche-Orient.

Une multiplication des enquêtes pour corruption

L'arrestation des cinq hommes fait écho aux propos du chef d'état-major de l'armée, le général Gaïd Salah, qui a dit la semaine dernière s'attendre à ce que des membres de l'élite au pouvoir soient jugés pour corruption.

Début avril, l'ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, riche homme d'affaires, également proche d’Abdelaziz Bouteflika, avait été écroué après avoir été interpellé alors qu'il se rendait en Tunisie. Il avait été arrêté après la découverte de devises non déclarées et de deux passeports, une infraction selon la législation algérienne. Au lendemain de son arrestation, la justice avait annoncé l'ouverture d'enquêtes sur des faits de corruption et de transferts illicites de capitaux.

Elle avait également interdit à un certain nombre de personnes de quitter l'Algérie, sans donner de noms, mais la presse avait révélé ceux d'une dizaine d'influents hommes d'affaires, tous liés à l'entourage d'Abdelaziz Bouteflika.

Les Algériens, qui manifestent massivement chaque vendredi depuis le 22 février, sont restés mobilisés depuis la démission d'Abdelaziz Bouteflika il y a trois semaines pour réclamer la mise à l'écart de toute la classe dirigeante.

Ils ont encore été plusieurs centaines de milliers à défiler vendredi dans les rues d'Alger pour exiger le départ d'Abdelkader Bensalah, nommé président de la République par intérim pour 90 jours jusqu'à la tenue d'une élection présidentielle le 4 juillet.

Avec AFP et Reuters

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