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SRI LANKA

Sri Lanka : explosion durant une opération de déminage à Colombo

Les forces de sécurité prospectent les lieux après les explosions meurtrières du dimanche de Pâques, à Colombo, au Sri Lanka.
Les forces de sécurité prospectent les lieux après les explosions meurtrières du dimanche de Pâques, à Colombo, au Sri Lanka. Jewel Samad, AFP
6 mn

Au lendemain d'attentats perpétrés dans des églises et des hôtels à Sri Lanka, tuant 290 personnes et blessant 500 autres, une explosion s'est produite lundi à Colombo, lors d'une opération de déminage. On ignore s'il y a des victimes.

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• Une nouvelle explosion s'est produite lundi 22 avril à Colombo, la capitale sri-lankaise, durant une opération de déminage d'une bombe dans une camionnette arrêtée à proximité d'une église frappée, la veille, par un attentat-suicide, a annoncé la police. On ignore dans l'immédiat si cette déflagration a fait des victimes et dans quelle mesure elle était ou non contrôlée par les équipes de déminage.

• La veille, plusieurs attentats perpétrés par des kamikazes ont tué 290 personnes et blessé 500 autres, suscitant une émotion mondiale. Huit explosions ont retenti dans des hôtels de luxe et églises célébrant la messe de Pâques en plusieurs endroits de l'île d'Asie du Sud, qui n'avait pas connu un tel déchaînement de violence depuis la fin de la guerre civile il y a dix ans.

• Alors que le Sri Lanka avait annoncé, lundi, qu'un ressortissant français figurait parmi les morts, les autorités du pays sont revenues sur cette annonce, mardi 23 avril, affirmant qu'il s'agissait d'une "erreur d'identité".

• L'état d'urgence sera déclaré lundi à partir de minuit. Le gouvernement sri-lankais a par ailleurs décrété un nouveau couvre-feu dans la nuit de lundi à mardi. Il prendra effet à 20 heures locales lundi soir et sera en place jusqu'à 4 heures locales mardi matin (14h30 GMT-22h30 GMT lundi), selon le service d'information du gouvernement. Les autorités avaient déjà décrété un premier couvre-feu, qui a été levé à 06h00 locales lundi matin (00h30 GMT).

• Aucun groupe n'a pour l'heure revendiqué ces attaques coordonnées, en lien avec lesquelles les autorités ont arrêté 24 personnes. Mais, lundi, le porte-parole du gouvernement Rajitha Senaratne a indiqué qu'un mouvement islamiste local était à l'origine des attaques suicides.

En annonçant l'arrestation d'un premier groupe de huit suspects, le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a déclaré à la télévision : "Jusqu'ici les noms que nous avons sont locaux" mais les enquêteurs cherchent à savoir s'ils ont d'éventuels "liens avec l'étranger".

Attentats au Sri Lanka : pas de revendication mais des soupçons

• Suite à la levée du couvre-feu à 06h00 locales (00h30 GMT), la vie semblait reprendre un cours normal. Des gens se rendaient au bureau en voiture ou à moto, des tuk-tuk sillonnaient les rues.

• Le nombre exact d'étrangers tués "est difficile à déterminer. Autour de 37 sont morts, sur lesquels 11 ont été identifiés. Certains des corps sont mutilés et il est compliqué de les identifier", a déclaré à l'AFP un responsable des Affaires étrangères. Des Indiens, Portugais, Turcs, Britanniques et Américains figurent notamment parmi les nationalités tuées.

• Le pape François a exprimé sa "tristesse" en apprenant "la nouvelle des graves attentats, qui précisément aujourd'hui, jour de Pâques, ont porté deuil et douleur dans plusieurs églises et autres lieux de réunion au Sri Lanka". L'archevêque de Colombo a, lui, appelé à "punir sans pitié" les responsables. Du Vatican aux États-Unis en passant par l'Inde, les condamnations internationales ont été unanimes.

• Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays de 21 millions d'habitants où les chrétiens représentent 7 % de la population, majoritairement bouddhiste (70 %). Le pays compte également 12 % d'hindous et 10 % de musulmans.

Avec AFP

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