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Emmanuel Macron rencontre Shinzo Abe sur fond d'affaire Carlos Ghosn

Le président français Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre japonais Shinzo à l'Élysée le 23 avril 2019.
Le président français Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre japonais Shinzo à l'Élysée le 23 avril 2019. Ludovic Marin, AFP

Emmanuel Macron a reçu à l'Élysée, mardi, son homologue japonais Shinzo Abe. Les deux dirigeants ont évoqué la situation de l’ancien président de Nissan et Renault Carlos Ghosn, et réaffirmer leur "attachement" à l'alliance.

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La situation de l'ancien président de Nissan et Renault Carlos Ghosn a été évoquée, mardi 23 avril lors de l'entretien à l'Élysée entre le Premier ministre japonais Shinzo Abe et Emmanuel Macron.

Le président français a rappelé à cette occasion le droit à la présomption d'innocence et à la protection consulaire. "Nous respectons la souveraineté et l’indépendance de la justice du Japon, qui est un partenaire diplomatique de premier plan et un État démocratique", a indiqué la présidence dans un communiqué. "Nous sommes néanmoins très vigilants concernant le respect des droits et de l’intégrité de M. Ghosn en tant que citoyen français."

"Il a été rappelé que Carlos Ghosn a droit au respect de la présomption d’innocence et à la protection consulaire, comme tous les ressortissants français", a ajouté l'Élysée à l'issue de l'entretien entre les deux dirigeants.

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Déjà sous le coup de trois inculpations pour minoration de déclarations de revenus et abus de confiance aggravé, Carlos Ghosn a de nouveau été inculpé lundi pour des accusations de détournement de fonds de Nissan. Il a aussitôt déposé une demande de libération sous caution.

Agé de 65 ans, le dirigeant franco-libano-brésilien avait été arrêté le 19 novembre, soupçonné d'avoir omis de déclarer une grande partie de ses revenus aux autorités boursières entre 2010 et 2015. Carlos Ghosn, qui clame son innocence, avait été remis en liberté le 6 mars contre le versement d'une caution de neuf millions de dollars après 108 jours passés en détention, avant d'être de nouveau arrêté le 4 avril.

"L’attachement à l'alliance Renault-Nissan"

Au cours de cet entretien, le président français et le Premier ministre japonais ont également "réaffirmé leur attachement à l'alliance Renault-Nissan qui vient de fêter ses 20 ans et qui est un symbole majeur de la coopération industrielle entre la France et le Japon". "Ce partenariat industriel vient de démontrer sa capacité de résilience, la complémentarité de ses membres et la pertinence de leur projet commun", a fait valoir la présidence.

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Notant qu'une nouvelle gouvernance venait d'être mise en place pour Renault-Nissan, l'Élysée souligne qu'"il appartient maintenant aux industriels de la rendre toujours plus solide pour relever le défi des ruptures technologiques dans le secteur automobile. En tant qu'actionnaire, l'État français y est très attaché".

Avec AFP et Reuters

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