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Attentats au Sri Lanka : le bilan s'alourdit à 310 victimes, le pays en deuil national

Des Sri Lankais en deuil tiennent une bougie lors de l’hommage aux victimes de l'explosion d'une bombe à Colombo le 23 avril 2019.
Des Sri Lankais en deuil tiennent une bougie lors de l’hommage aux victimes de l'explosion d'une bombe à Colombo le 23 avril 2019. Lakruwan Wanniarachchi, AFP

Au Sri Lanka, le bilan des attentats de dimanche s'est alourdi à 320 morts. Alors que de nouvelles explosions sont redoutées, le pays a décrété l'état d'urgence. Mardi, un hommage a été rendu aux victimes lors d'une journée de deuil national.

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Le Sri Lanka a rendu, mardi 23 avril, un hommage poignant aux victimes des attentats-suicides du dimanche de Pâques. Le bilan des plus meurtrières attaques en Asie du Sud s'est alourdi à au moins 320 morts, dont 39 étrangers et 45 enfants et adolescents, et 500 blessés. L'état d'urgence a été décrété.

L'île de 21 millions d'habitants est restée silencieuse durant trois minutes à 08 h 30 locales (03 h 00 GMT), heure de la première explosion de bombe de kamikaze deux jours auparavant, à l'église catholique Saint-Antoine de Colombo.

Le gouvernement a décrété une journée de deuil national. Les magasins vendant de l'alcool sont fermés, les drapeaux sont en berne et les radios et télévision doivent adapter leur programmation musicale. À l'église Saint-Antoine, des dizaines de personnes ont prié en silence, des bougies à la main, certaines retenant à grand peine leurs larmes. À l'issue des trois minutes de silence, la foule a entamé une prière à voix haute.

Quarante personnes interpellées

À une trentaine de kilomètres au nord de là, dans la localité de Negombo, une messe commémorative se déroulait également dans la matinée à l'église Saint-Sébastien, autre lieu d'un attentat-suicide visant la minorité chrétienne. Des cercueils étaient amenés à tour de rôle sur des tables, devant des proches secoués de sanglots. "Il y a tant de corps que nous ne pouvons pas les présenter tous en même temps", a expliqué à l'AFP Anthony Jayakody, évêque auxiliaire de Colombo qui célébrait la messe.

>> À lire : Sri Lanka : explosion durant une opération de déminage à Colombo

Dans le même temps le Sri Lanka poursuit sa traque des responsables des attentats, imputé par les autorités à un groupe islamiste. L'état d'urgence est entré en vigueur lundi pour donner une plus grande latitude aux forces de sécurité. La police locale a procédé à de nouvelles arrestations, portant à 40 le nombre de personnes interpellées.

Huit explosions au total ont secoué, le 21 avril, ce pays prisé des touristes pour ses plages idylliques et sa nature verdoyante. À Colombo, trois hôtels de luxe en front de mer ainsi qu'une église ont été frappés par des kamikazes. Des bombes ont aussi explosé dans une église à Negombo et dans une autre à Batticaloa.

Possibilité de nouvelles attaques

Quelques heures plus tard, deux nouvelles déflagrations sont survenues dans un hôtel de Dehiwala, banlieue sud de Colombo, et à Orugodawatta, dans le nord de la capitale. Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays majoritairement bouddhiste (70 %) qui compte aussi 12 % d'hindous et 10 % de musulmans.

Les ambassades étrangères au Sri Lanka ont recommandé à leurs ressortissants d'éviter tout déplacement non impératif. Les États-Unis ont, dans leurs conseils aux voyageurs, évoqué la possibilité de nouvelles attaques.

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Une bombe artisanale a été désamorcée dimanche soir près de l'aéroport de Colombo. Une autre a explosé lundi après-midi dans une camionnette garée dans une rue de la capitale durant l'intervention de l'équipe de déminage, sans faire de blessés.

Avec AFP

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