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En Algérie, les frères Kouninef placés en détention provisoire

Rédha Kouninef.
Rédha Kouninef. Capture France 24

Quatre hommes d'affaires algériens, membres d'une famille proche du président déchu Abdelaziz Bouteflika, ont été placés en détention provisoire après avoir été entendus dans une affaire de "trafic d'influence".

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Un juge algérien a ordonné mercredi 24 avril le placement en détention provisoire de quatre frères Kouninef, une famille de milliardaires proche de l'ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika, selon la chaîne télévisée Ennahar.

Les frères Kouninef ont été arrêtés lundi en compagnie d'un autre milliardaire, Issad Rebrab, l'homme réputé le plus riche d'Algérie, dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption. L'arrestation des cinq hommes a fait écho aux propos du chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a dit la semaine dernière s'attendre à ce que des membres de l'élite au pouvoir soient jugés pour corruption.

>> À lire : Issad Rebrab, l'homme le plus riche d'Algérie, incarcéré

"On continue de faire le ménage"

Début avril, l'ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, puissant homme d'affaires propriétaire notamment du 1er groupe de BTP d'Algérie, très proche d’Abdelaziz Bouteflika, a été écroué après son arrestation nocturne à un poste frontière avec la Tunisie, en possession de devises non déclarées et de deux passeports, en infraction à la législation algérienne.

"Les frères Kouninef ont un peu le profil de Haddad. Ils sont considérés comme très proches du clan Bouteflika", explique Karim Yahiaoui, journaliste à France 24. "Lorsqu’Abdelaziz Bouteflika était tombé en disgrâce dans les années 80, le père des frères Kouninef lui avait tendu la main. Ils ont réussi à construire un empire en particulier lors de la période où Abdelaziz Bouteflika était président".

La discrète mais influente famille Kouninef est propriétaire du groupe KouGC, spécialisé notamment dans le génie civil, l'hydraulique et le BTP et bénéficiaire depuis de nombreuses années d'importants contrats publics.

"En les ciblant, c’est une façon de dire qu’on continue à faire le ménage et à nettoyer cet ancien régime où s'entremêlait le monde des affaires et le politique dans une relation totalement incestueuse diront certaines. C’est ce message que veut faire passer Gaïd Salah", précise Karim Yahiaoui.

Les explications de notre journaliste

Ennahar, qui cite une source judiciaire, rapporte également que la Cour suprême a ouvert une enquête pour corruption présumée visant Chakib Khelil, ministre de l'Énergie entre novembre 1999 et mai 2010. Le dossier concernerait des mouvements de capitaux et des contrats signés par l'entreprise pétrolière nationale Sonatrach avec deux sociétés étrangères, ajoute la chaîne.

Avec Reuters

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