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La Bourse de Paris toujours sur la défensive (-0,36) à la mi-journée

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris continuait de marquer le pas (-0,36%) mercredi à mi-séance, érodant quelque peu ses gains des dernières séances tandis que les investisseurs devaient analyser une salve de résultats, avant les publications de poids lourds américains dans l'après-midi.

A 14H50 (12H50 GMT), l'indice CAC 40 perdait 20,03 points à 5.571,66 points, dans un volume d'échanges de 1,4 milliard d'euros. La veille, il avait fini en progression de 0,20%, atteignant un nouveau plus haut en clôture depuis le 22 mai.

La cote parisienne a démarré légèrement dans le rouge et s'y est ensuite maintenue, malgré une éphémère incursion dans le vert.

Wall Street se dirigeait pour sa part vers une ouverture proche de l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,06%, tandis que l'indice élargi SP reculait de 0,03% et que le Nasdaq, à dominante technologique, lâchait 0,01%.

"Les marchés américains, après avoir réalisé des clôtures records, pourraient bien ouvrir légèrement en baisse (ce mercredi) alors que les publications de résultats se multiplieront", celles de Microsoft, Tesla et Facebook étant notamment attendues, a souligné dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

De son côté, le groupe de télécoms et de médias américain ATT a annoncé mercredi un chiffre d'affaires un peu en-dessous des attentes, mais un bénéfice au niveau des anticipations.

Boeing a fait état pour sa part d'un recul de ses bénéfices et revenus au premier trimestre, en raison des incertitudes entourant le 737 MAX.

"Les publications d'entreprises américaines ont commencé la semaine dernière et n'en finissent plus de surprendre par leurs bons résultats", a estimé de son côté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Les craintes viendraient davantage des tensions géopolitiques avec l'Iran que de l'économie qui reste toujours très bien orientée", a-t-il complété.

L'intensification des sanctions américaines contre le pétrole iranien ne restera pas "sans réponse", a prévenu mercredi le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Donald Trump a décidé lundi de mettre fin, dès le 2 mai, aux dérogations qui permettaient encore à huit pays (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d'importer du brut iranien, pour "porter à zéro les exportations" et "priver le régime de sa principale source de revenus".

Du côté des indicateurs, le climat des affaires en France est resté stable en avril par rapport au mois de mars, soutenu par un léger rebond dans le commerce de détail.

Le moral des entrepreneurs allemands est pour sa part retombé en avril, malgré une légère reprise en mars qui était venu clore un cycle de six mois consécutifs de baisse, selon le baromètre Ifo publié mercredi.

- Ingenico tire le SBF 120 -

En matière de valeurs, Ingenico Group bondissait de 6,27% à 72,56 euros, bénéficiant d'une révision à la hausse de ses objectifs pour l'exercice en cours, après un bon premier trimestre, qui a vu les ventes progresser de 29%. Le groupe vise en outre une croissance annuelle moyenne de son chiffre d'affaires de 6% d'ici à 2021.

Dassault Systèmes gagnait 3,77% à 141,65 euros, fort d'un bénéfice net en hausse de 18% au premier trimestre, à 160,8 millions d'euros, et après avoir confirmé ses objectifs pour l'exercice en cours.

STMicroelectronics progressait de 2,75% à 16,46 euros, malgré la publication d'un bénéfice net en repli de 57% sur le premier trimestre, à 178 millions de dollars.

Elior Group montait de 2,17% à 12,69 euros, porté par l'annonce mercredi de la cession de sa filiale Areas au fonds PAI Partners, qui lui a fait une "offre ferme" de 1,54 milliard d'euros pour ses activités de restauration de concession.

Vinci avançait de 1,74% à 89,84 euros, porté par une nette progression de ses revenus au premier trimestre, profitant à la fois de multiples acquisitions et d'une activité solide sur ses chantiers comme ses aéroports et autoroutes.

Renault souffrait en revanche (-4,27% à 60,05 euros) après que son partenaire japonais Nissan a fortement réduit mercredi ses estimations de bénéfices annuels, accusant des dépenses supplémentaires aux Etats-Unis et souffrant d'un "environnement difficile" et l'impact de l'affaire Ghosn sur les ventes.

BioMérieux était fortement pénalisé (-6,89% à 68,95 euros) par une croissance organique ressortie largement en-dessous des attentes au premier trimestre 2019.

EssilorLuxottica se repliait de 2,56% à 106,50 euros, plusieurs investisseurs du groupe ayant récemment proposé de nommer des administrateurs indépendants pour tenter de désamorcer la crise de gouvernance du géant mondial de l'optique.

Engie perdait 1,58% à 13,06 euros après avoir prévenu dans un document publié sur son site que la météo clémente en France au premier trimestre aura un effet négatif sur les résultats du groupe.

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