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BUS DE L'EUROPE

#BusEuropeF24, 5e étape : en Pologne, les nationalistes du Pis font la course en tête

France 24

À moins de deux mois des élections européennes, France 24 a lancé un "Bus de l’Europe" pour sillonner dix pays européens. Quatre reporters embarqués vont à la rencontre des électeurs. Cinquième escale : Cracovie, en Pologne.

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À Cracovie, Andrzej, retraité de 62 ans, est enthousiaste à l'idée d'aller voter le 26 mai pour les élections européennes. En tant qu'europhile convaincu, il espère que ce scrutin va redistribuer les cartes du pouvoir en Pologne, seul pays européen où des partis progressistes sont absents du Parlement national.

Depuis les élections législatives de 2015, le Parti droit et justice (PiS) – majoritaire à la Diète polonaise (chambre basse) – impose sa loi en réformant le système judicaire, réduisant notamment l'indépendance des magistrats, mais également les médias – pour mieux les contrôler – et le droit à l'avortement. Devant de telles mesures, l'Union européenne a mis en demeure le gouvernement polonais de Jarosław Kaczyński pour atteinte aux droits fondamentaux, à la démocratie et à l'état de droit.

Andrzej craint une victoire du parti conservateur nationaliste. "Le Pis aura un impact négatif en Pologne, assure-t-il. Pour moi, le plus important, c'est que des gens ouverts d'esprit entrent au Parlement. Pas des xénophobes".

Selon le rapport de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique (OCDE), le niveau de vie continue d’augmenter dans le pays, la croissance du PIB à 3,8 % et le taux de chômage sous la barre des 5 % en 2018. Pas étonnant donc que le Pis fasse la course en tête dans les sondages, avec 40 % des voix. La formation nationaliste, forte de 19 eurodéputés associés, peut espérer de nouveaux sièges. Allié jusqu'à présent aux conservateurs britanniques, le Pis est largement courtisé dans le jeu des nouvelles alliances au Parlement européen.

Pour éviter un ras-de-marée du Pis, la plate-forme civique (PO, le parti de l’actuel président du Conseil européen Donald Tusk) a décidé de mener une coalition arc-en-ciel en agrégeant cinq petits partis hétéroclites, dont deux formations libérales. Seul le nouveau parti ultra-progressiste Wiosna (“Printemps”) de l’ancien maire de Słupsk, Robert Biedro, homosexuel assumé, a choisi de faire cavalier seul.

À voir aussi, les premières escales du #BusEuropeF24 :
>> Première escale à Milan, en Italie
>> Deuxième escale à Ljubljana et Maribor, en Slovénie
>> Troisième escale en Autriche, où l'immigration domine les débats
>> Quatrième escale à Budapest, en Hongrie : les slogans anti-immigration de Viktor Orban fleurissent en Hongrie

Nombre d’habitants : 38,01 millions*
Nombre de députés à élire : 52* (+1 par rapport aux élections de 2014)
Entrée dans l’Union européenne : 2004
Membre de la zone euro : pas de date fixée (entrée dans l’espace Schengen : 2007)
Majorité actuelle au gouvernement : le Parti droit et justice (PiS), très conservateur, est majoritaire au Parlement.
Mode de scrutin : Les eurodéputés polonais sont élus au scrutin proportionnel, et les sièges sont répartis entre les listes ayant dépassé 5 % des suffrages exprimés.

Sources : *Eurostat et **Fondation Robert Schuman

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