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Incendie de Notre-Dame : les failles de sécurité qui intéressent les enquêteurs

Des travaux à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris une semaine après l'incendie, le 23 avril 2019.
Des travaux à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris une semaine après l'incendie, le 23 avril 2019. Kenzo Tribouillard, AFP

Fils électriques dans les combles en bois, mégots retrouvés, retard pour prévenir les pompiers... plusieurs défaillances dans la sécurité de la cathédrale Notre-Dame sont percées à jour par le Canard Enchaîné, dix jours après l’incendie.

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L’origine de l’incendie qui a ravagé le toit et la flèche de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, le 15 avril, n’est pas encore établie. Mais, dix jours après le drame, des premiers éléments de l’enquête menée par la brigade criminelle de la police fuitent par l’intermédiaire du Canard Enchaîné, qui assure que "la piste du court-circuit" est aujourd’hui privilégiée.

Parmi les points qui posent problème figurent les ascenseurs des échafaudages et les boîtiers électriques nécessaires aux travaux. Interrogé par l’AFP, le porte-parole de "Le Bras Frères", Marc Eskenazi, entreprise qui montait l'échafaudage autour de la flèche de Notre-Dame, souligne que ces moteurs "ne posaient aucun problème". "De toute façon, ils sont loin de la flèche alors que ce qui est établi c'est que l'incendie a démarré à l'intérieur de l'édifice", a-t-il argué.

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Plusieurs anomalies retiennent également l’attention des enquêteurs, notamment la présence de mégots sur les lieux incendiés. Interrogés par la police, des "compagnons ont reconnu qu'effectivement, il leur arrivait de fumer", a précisé l’entreprise "Le Bras Frère". Son porte-parole a "regretté" que des compagnons qu’elle emploie se soient "affranchis" de l’interdiction de fumer sur le chantier. Elle a toutefois déclaré "qu’en aucun cas, un mégot mal éteint peut être à l'origine de l'incendie de Notre-Dame-de-Paris".

Un "retard dévastateur" pour appeler les pompiers

Autre entorse aux règles de sécurité éditées par les architectes des monuments historiques : la présence de fils électriques dans les combles, pour alimenter des cloches, y compris dans la flèche. "Hors-services jusqu’en 2012", ces trois cloches "ont été électrifiées au début des travaux de rénovation des grandes cloches des beffrois", écrit le Canard Enchaîné, qui ajoute cependant que "rien ne permet d’affirmer que l’alimentation électrique de ces carillons ait connu un court-jus à 18 h 04", heure où ces cloches ont sonné – soit douze minutes avant la première alerte incendie.

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C’est aussi cette chronologie qui questionne et que les enquêteurs cherchent à détailler. L’hebdomadaire révèle que trente-cinq minutes séparent la première alarme incendie du moment où les pompiers de Paris ont été appelés, le temps que l’incendie soit localisé à l’intérieur de l’édifice. Ce "retard dévastateur", dû à une "série d'erreurs humaines", écrit le Canard, a "rendu le brasier totalement incontrôlable".

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