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Téhéran propose un échange de prisonnières dans l'affaire Zaghari-Ratcliffe

Des cailloux laissés sur un trottoir pour réclamer la libération de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, emprisonnée en Iran.
Des cailloux laissés sur un trottoir pour réclamer la libération de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, emprisonnée en Iran. Henry Nicholls, Reuters

Le chef de la diplomatie iranienne a proposé mercredi de libérer Nazanin Zaghari-Ratcliffe, ressortissante irano-britannique détenue à Téhéran, en échange de l'abandon par les États-Unis d'accusations contre une Iranienne prisonnière en Australie.

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Téhéran et Washington semblent avoir trouvé un terrain d’entente. Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a proposé mercredi 24 avril de remettre en liberté une ressortissante irano-britannique détenue en Iran contre l'abandon par les États-Unis d'accusations contre une Iranienne prisonnière en Australie, dont ils cherchent l'extradition.

Employée de la Fondation Thomson Reuters liée à l'agence de presse canado-britannique du même nom, Nazanin Zaghari-Ratcliffe, 40 ans, avait été arrêtée le 3 avril 2016 à l'aéroport de Téhéran en compagnie de sa fille Gabriella, après avoir rendu visite à sa famille. Elle avait été condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations en 2009 visant à renverser le régime, ce qu'elle dément. Londres a échoué jusqu'à présent à obtenir sa libération.

"Je mets cette proposition sur la table publiquement"

"Nous entendons parler de Nazanin Zaghari et de son enfant, je suis désolé pour elles et je fais de mon mieux pour aider", a déclaré Mohammad Javad Zarif devant l'association Asia Society à New York. "Mais personne ne parle de cette femme en Australie qui a donné naissance à un enfant en prison, qui grandit en dehors de cette prison avec sa mère toujours détenue", a-t-il dit. "Je mets cette proposition sur la table publiquement maintenant : échangeons-les", a lancé le chef de la diplomatie iranienne.

Negar Ghodskani, de nationalité iranienne, a été arrêtée en Australie en 2017. Les États-Unis cherchent à obtenir son extradition. Résidente en Australie, elle est accusée par la justice américaine d'avoir cherché à acquérir de la technologie numérique américaine en se faisant passer pour l'employée d'une entreprise malaisienne, avec l'objectif de la transmettre à l'entreprise iranienne Fanamoj.

Tout en liant ces deux dossiers, Mohammad Javad Zarif a proposé un accord encore plus large pour les Iraniens détenus ou recherchés par les États-Unis. "Je suis prêt à le faire, j'ai l'autorité pour le faire", a-t-il insisté.

Avec AFP

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