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Top 14: Pau et le spectre du barrage

Le flanker de Pau Sean Dougall contre Toulon en Top 14 le 1er septembre 2018 à Pau
Le flanker de Pau Sean Dougall contre Toulon en Top 14 le 1er septembre 2018 à Pau AFP/Archives
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Pau (AFP)

Des résultats en berne, un manager qui jette l'éponge à quatre journées de la fin: Pau, candidat déclaré à la phase finale en début de saison, va devoir cravacher pour s'éviter une grosse désillusion le mois prochain.

Cela fait un moment que les nuages s'amoncellent au-dessus de la cité d'Henri IV. Avec un matelas de points encore confortable début mars (13 points d'avance sur le 12e), on pensait pourtant les Béarnais hors de danger.

Mais à force d'enchaîner les revers à domicile (sept cette saison, record du club), la sérénité s'est étiolée dans leurs rangs jusqu'à cette déculottée XXL ramenée de La Rochelle (71-21) avec des attitudes défensives laissant perplexe (70% de réussite aux placages, 10 essais encaissés) qui a tout fait basculer.

"C'est un sentiment de honte totale", avait résumé après coup le manager néo-zélandais Simon Mannix, dont le discours ne passait visiblement plus.

Son président Bernard Pontneau, réfutant toute idée de vouloir "couper des têtes", avait alors décrété "la mobilisation générale" pour sauver la Section de la relégation.

Mais l'état de crise était tel que trois jours plus tard, Mannix, l'homme de la remontée en 2015 après neuf ans de Pro D2, reconnu pour être un gros bosseur au caractère bouillant, avait préféré présenter sa démission alors qu'il lui restait encore un peu plus d'un an de contrat.

La mission d'assurer le maintien incombe donc désormais aux ex-adjoints du Néo-Zélandais, Frédéric Manca et Nicolas Godignon, qui remplaceront ce dernier jusqu'à la fin de la saison.

- Suite corsée -

A la tête de la Section, le bilan de Mannix reste globalement bon. Il a épousé la montée en puissance linéaire du club pyrénéen aux moyens en croissance constante (budget, recrues All Black, stade du Hameau relooké) et bien supérieurs à ceux de ses rivaux pour le barrage, Agen (12e à 4 points derrière) et Grenoble (13e à 6 points), configurés eux dans cette lutte à couteaux tirés pour ne pas descendre.

Seulement, la quatrième saison des Béarnais en Top 14 a été truffée d'écueils. Les tauliers Julien Pierre et Conrad Smith, partis à la retraite, n'ont pas été remplacés durant l'intersaison. Les leaders présumés (Colin Slade, Tom Taylor, Malik Hamadache) n'ont pas porté l'équipe comme les saisons précédentes. Quant à certains cadres, comme l'Anglais Steffon Armitage ou l'Australien Ben Mowen, ils ont perdu de leur influence, jusqu'à sortir épisodiquement du groupe.

Pour ne rien arranger, se sont ajoutées des blessures importantes (Jesse Mogg, Tom Taylor) à des postes clés et un épisode qui a sûrement laissé beaucoup de traces: la nuit du Nouvel An, l'entraîneur néo-zélandais Carl Hayman a eu une altercation avec plusieurs joueurs. Résultat, il a été suspendu de ses fonctions et remplacé une semaine plus tard par Nicolas Godignon, ancien manager de Brive, désormais aux commandes avec Fred Manca.

Bilan: Pau est dans le flou. Et semble manquer de forces au moment où ça compte. A l'image de ses six défaites concédées lors des sept derniers matches.

Les Béarnais ont même de quoi se faire du souci pour la suite. Car elle s'annonce corsée avec la réception samedi du Racing 92, deux déplacements à Toulouse et Paris entrecoupés par le match de tous les dangers le 18 mai au Hameau contre Grenoble.

A ce moment-là, les Isérois en sauront un peu plus sur leur sort après avoir croisé Agen la semaine précédente. Un succès palois et le spectre du barrage pourrait s'éloigner. En revanche, à la moindre contre-performance, le brouillard se ferait encore plus intense. Avec un gros risque d'accident industriel fin mai.

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