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Syndicats et opposition fustigent les "petites réponses" d'Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron lors de la présentation de ses mesures à l'Élysée, le 25 avril 2019.
Le président Emmanuel Macron lors de la présentation de ses mesures à l'Élysée, le 25 avril 2019. Ludovic Marin, AFP

Au lendemain de la conférence de presse d'Emmanuel Macron, la classe politique et les syndicats déplorent un virage social manqué et une inaction face à l'urgence climatique.

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Au lendemain de la conférence de presse d'Emmanuel Macron, les syndicats et l'opposition ont jugé les mesures présentées imprécises, voire un peu courtes, notamment sur l'écologie.

Du côté des syndicats, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a regretté un manque de dialogue du chef de l'État avec les organisations intermédiaires. "Ce n'est ni l'extase, ni la dépression, il y a des portes ouvertes dans lesquelles il faut s'engouffrer et il y a des manques, sur lesquels je continuerai de dire que c'est insuffisant", a-t-il déclaré sur RTL.

"C'est insuffisant sur l'écologie, il y a des mesures en terme de justice sociale qui ne sont pas claires", a-t-il précisé, tout en saluant l'annonce de l'augmentation du minimum contributif des retraites, de 640 euros à 1 000 euros.

"Ce président n'entend rien"

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a lui estimé sur BFMTV qu'"aucune des questions qui sont dans les mobilisations, [...] des salaires par exemple ou du smic qui est du ressort du gouvernement, à la question de
l'ISF et de la justice fiscale [...] n'a été satisfaite par la bouche du président de la République".

À gauche également, on déplore un virage social manqué et l'absence de la question écologique après l'annonce d'une convention citoyenne sur la transition écologique aux contours encore flous. "C'était un grand débat paraît-il, ce sont de petites réponses", a estimé sur France 2 le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Il a dénoncé des mesures "en trompe-l'œil", comme sur le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans (assorti d'une augmentation de la durée de cotisation) ou encore la simplification annoncée du référendum d'initiative partagée (assortie d'une baisse du nombre de parlementaires).

Pour le député La France insoumise Alexis Corbière, qui s'exprimait sur BFMTV, "il y a autant de raisons, voire même plus, de continuer à se mobiliser car ce président n'entend rien". Même constat pour Yannick Jadot, tête de liste des Verts (EELV) aux élections européennes, qui regrette pour sa part une forme d'inaction face à l'urgence climatique.

Une présidence en zigzag

"On attendait d'un président qu'il agisse à la hauteur de ce qu'il prétend, sur l'urgence climatique. Malheureusement, il organise une nouvelle fois le report, la procrastination, l'inaction en matière de climat. C'est terrible parce qu'il y a urgence", a-t-il dit sur France 2.

Les critiques se sont également multipliées à droite. Le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a fustigé des corrections à la marge, signes selon lui d'une présidence en zigzag. "Un président qui n'a pas de boussole, c'est le risque de finir avec un quinquennat pour rien, on est déjà à mi-mandat", a-t-il indiqué sur Europe 1. Et d'ajouter : "Hier, qu'est-ce qu'on a eu ? Des corrections à la marge d'erreurs lourdes qui avaient été commises, mais pas de cap."

La tête de liste LR aux européennes, François-Xavier Bellamy, a salué pour sa part la baisse annoncée de l'impôt sur le revenu : "Je ne peux pas ne pas me satisfaire que certaines mesures soient prises, qui correspondent exactement à ce que
nous demandions", a-t-il reconnu, tout en estimant que le débat avait débouché sur la "redécouverte de ces évidences".

Avec Reuters

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