Accéder au contenu principal

GP de F1 d'Azerbaïdjan: avantage Ferrari après des essais perturbés

4 mn
Publicité

Bakou (AFP)

L'heure est-elle venue pour Ferrari de renouer avec le succès en 2019? Les monoplaces rouges ont en tout cas dominé vendredi les essais libres du Grand Prix de F1 d'Azerbaïdjan écourtés par une série d'incidents, dont le décrochage spectaculaire d'une plaque d'égout.

Avec un temps de 1 min 42 sec 872/1000 en essais libres 2, le Monégasque Charles Leclerc a devancé son équipier allemand Sebastian Vettel de 324/1000 et la Mercedes du Britannique Lewis Hamilton de 669/1000.

Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) et le Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) complètent le top 5 à 921/1000 et 1 sec 131/1000.

Ces chronos laissent augurer d'un match à cinq pour les premières places sur la grille de départ, bien que celles-ci ne garantissent pas un résultat sur le circuit urbain de Bakou qui s'est révélé ces deux dernières années propice aux scénarios les plus rocambolesques.

Ainsi, les trois éditions en date sont aussi les trois dernières à avoir vu un pilote n'appartenant pas à l'une des écuries de pointe monter sur le podium!

A noter également la présence dans le top 10 vendredi des deux Toro Rosso et des deux McLaren.

Les Français Pierre Gasly (Red Bull) et Romain Grosjean (Haas) ont eux signé les 9e et 16e chronos à 1 sec 368/1000 et 2 sec 746/1000.

- Plaque d'égout -

Conséquence des incidents qui ont émaillé la journée, les drapeaux rouges se sont succédé et les équipes n'ont pu passer en piste qu'une douzaine de minutes en essais libres 1 et 70 en essais libres 2, au lieu des trois heures prévues au total.

Elles ont donc collecté beaucoup moins d'informations que lors d'un vendredi habituel, ce qui pourrait rendre plus incertaine encore une course où il faut déjà en temps normal "s'attendre à tout", selon les termes de Bottas.

L'incident le plus marquant du jour est intervenu très tôt dans les premiers essais: Leclerc a cassé la fixation interne d'une plaque d'égout sur laquelle il roulait et celle-ci, n'étant pas scellée, s'est soulevée pour heurter le plancher de la Williams du Britannique George Russell.

Le roulage n'a pas repris par la suite pour permettre aux responsables du circuit azéri, supervisés par la Fédération internationale de l'automobile (FIA), de s'assurer de la solidité des plus de 300 plaques d'égouts présentes sur le tracé de 6,003 km.

"Toutes ont été vérifiées et le seront à nouveau après les essais libres 2", a précisé la FIA dans un communiqué.

Des incidents similaires se sont déjà produits par le passé sur d'autres circuits urbains ou non, dans les rues de Monaco en 2010 et 2016 ou encore sur le tracé dédié de Malaisie en 2017.

- Coups durs -

Les dommages subis contraignent par ailleurs Williams à changer le châssis de la monoplace de Russell, qui s'est vu du coup privé des essais libres 2. Un nouveau coup dur pour le pilote de 21 ans, malade la veille.

Pour son équipe également, dont la monoplace, livrée avec du retard, est de loin la moins performante du plateau. "Je suis assez contrariée, a réagi la patronne Claire Williams. Ceci dit, on nous a expliqué les circonstances. Je ne crois pas que ce soit nécessairement la faute de qui que ce soit, mais ça reste assez décevant pour nous. C'est un problème après l'autre pour l'équipe en ce moment".

L'Italien Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo Racing) a lui été pénalisé de dix places sur la grille car il est contraint d'utiliser un troisième boîtier de contrôle électronique pour son moteur Ferrari, alors que deux exemplaires seulement sont autorisés pour la saison.

"Je pense qu'il vaut mieux prendre une pénalité ici qu'à Barcelone (lieu du prochain GP, ndlr). Ici, quelque chose peut arriver pendant la course, comme une voiture de sécurité" pour lui permettre de gagner des places, tentait de positiver le pilote de 25 ans jeudi.

Verdict à partir de 16h10 locales (14h10 françaises/12h10 GMT) dimanche et avant cela en qualifications samedi à 14h00 (12h00/10h00).

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.