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Législatives espagnoles : les socialistes en tête mais sans majorité absolue

Les militants socialistes célèbrent leur victoire devant le siède du parti à Madrid dimanche 28 avril.
Les militants socialistes célèbrent leur victoire devant le siède du parti à Madrid dimanche 28 avril. Javier Soraiano, AFP

Selon des résultats partiels, les socialistes espagnols arrivent largement en tête des législatives dimanche, sans pour autant disposer d'une majorité absolue. Le parti d'extrême-droite Vox fait son entrée au Parlement, le PP s'effondre.

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Le Parti socialiste espagnol (PSOE) du chef du gouvernement sortant, Pedro Sanchez, arrive en tête des élections législatives dimanche 28 avril, sans pour autant disposer d'une majorité absolue au Parlement, selon le dépouillement de plus de 95 % des bulletins.

"Les socialistes sont confortés dans leur avance"

Le PSOE obtiendrait 122 sièges de députés sur les 350 que comptent les Cortes Generales, et Podemos (extrême gauche) en décrocherait 42. Donc même une alliance entre ces deux partis ne dépasserait pas le seuil des 176 sièges, synonyme de majorité absolue.

Le Parti populaire (droite) obtiendrait 65 sièges, une véritable dégringolade électorale, le parti centriste Ciudadanos 57 sièges et Vox en aurait 24. C'est donc la première fois depuis le retour à la démocratie qu'une force d'extrême droite enverra des députés au Parlement.

>> À lire aussi : Vox, le parti d'extrême droite qui veut donner de la voix pour les législatives espagnoles

Vox, pratiquement inconnu jusqu'à son irruption au parlement d'Andalousie l'année dernière, a fait ressurgir l'extrême droite dans un pays où elle était insignifiante depuis la mort de Franco en 1975. Mais ce parti progresse en soufflant des électeurs au PP et à Ciudadanos, donc même en unissant leurs forces, ces trois partis obtiendraient au maximum 160 députés selon la moyenne des sondages diffusés. Ils ne pourraient pas rééditer leur succès en Andalousie, où ils avaient chassé les socialistes de leur fief.

De longues négociations à prévoir

Après une campagne intense dominée par des sujets clivants, identité nationale et égalité des sexes, il est probable le résultat des législatives contraigne les forces en présence à de longues négociations. Au moins cinq partis politiques peuvent prétendre à entrer dans un gouvernement de coalition, une équation qui compliquera singulièrement les discussions.

Le taux de participation a été de 75,41 %, près de neuf points de plus qu'en 2016, selon le ministère de l'Intérieur.

Pour gouverner, Pedro Sanchez devrait avoir besoin de celui de partis régionalistes donc, a priori, des indépendantistes catalans. Mais le socialiste préférerait éviter d'avoir de nouveau besoin de ces derniers, qui l'ont contraint à convoquer ces élections anticipées en refusant de voter son budget.

Reste l'hypothèse d'une alliance avec Ciudadanos dont le chef Albert Rivera avait pourtant juré de "chasser Sanchez du pouvoir".

D'autres élections locales et régionales sont prévues le 26 mai prochain en Espagne, parallèlement aux élections européennes, ce qui risque de retarder les négociations en vue de former un gouvernement.

Avec Reuters

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