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Rugby : Fabien Galthié officialisé à la tête du XV de France après la coupe du monde au Japon

Fabien Galthié (à g.) était le capitaine du XV de France lorsque Bernard Laporte (à d.) en était le sélectionneur. Ici en octobre 2003, à Sydney, pendant la coupe du monde australienne.
Fabien Galthié (à g.) était le capitaine du XV de France lorsque Bernard Laporte (à d.) en était le sélectionneur. Ici en octobre 2003, à Sydney, pendant la coupe du monde australienne. Damien Meyer, AFP

Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby (FFR), a confirmé dans un entretien paru dimanche que Fabien Galthié prendrait les rênes de l'équipe de France de Rugby à l'issue de la Coupe du monde prévue à l'automne.

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C'est désormais officiel. Fabien Galthié sera le prochain sélectionneur du XV de France. Le président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, l'a confirmé dans un entretien paru dimanche 28 avril dans le Berry Républicain.

"J'ai nommé Fabien Galthié entraîneur", a déclaré Laporte au quotidien régional.

Si le président de la FFR ne l'a pas précisé, Galthié devrait venir renforcer comme consultant l'encadrement des Bleus, dont Jacques Brunel est à la tête, avant la Coupe du monde au Japon (20 septembre-2 novembre), avant d'en prendre les rênes jusqu'à la suivante, en France en 2023.

Âgé de 50 ans, l'ancien capitaine du XV de France (64 sélections, entre 1991 et 2003), sous le mandat de... Laporte (dont l'adjoint était Brunel), n'était pas son premier choix. Le président de la Fédération souhaitait initialement se tourner vers un étranger (Warren Gatland, Joe Schmidt), mais les clubs s'y sont opposés lors d'un référendum (à 59 %).

La voie était donc libre pour Galthié, candidat éconduit en 2007, en 2011 et en 2015 et sans poste d'entraîneur depuis son départ de Toulon à l'été 2018.

Avec quels adjoints ?

Reste à connaître, désormais, la composition de son encadrement. Galthié devrait être associé à un autre ancien capitaine des Bleus, Raphaël Ibañez (98 sélections, entre 1996 et 2007), qui occuperait un rôle de manager, un peu plus loin du terrain.

Ibañez, lui aussi candidat pour le poste de sélectionneur en 2015 et libre depuis son départ de Bordeaux-Bègles en fin de saison dernière, a indiqué vendredi à l'AFP avoir donné son accord.

"Ce n'est pas du tout ficelé, mais c'est une des possibilités, effectivement, d'associer Raphaël Ibañez à Fabien Galthié, qui reste le sélectionneur/entraîneur majeur. On discute, effectivement. Aujourd'hui, il n'y a rien de finalisé, mais il y a de grandes chances que cela se fasse", a commenté Laporte.

Galthié devrait venir avec son ancien préparateur physique au RC Toulon, Thibault Giroud, qui serait nommé, vraisemblablement dès cet été, directeur de la performance.

Pour les postes d'adjoints chargés du terrain, trois noms reviennent avec insistance. Pour entraîner les arrières, celui de Laurent Labit, actuel comanager du Racing 92 et ancien partenaire de Galthié à Colomiers dans les années 1990.

Edwards pour aider le secteur défensif ?

Interrogé sur le sujet mercredi par la presse, Labit, champion de France avec son binôme Laurent Travers en 2013 (Castres) et 2016 (Racing) avait noyé le poisson : "Chaque chose en son temps." L'Équipe a indiqué samedi qu'il prendrait ses fonctions dès cet été, une hypothèse réfutée auprès du site rugbyrama.fr par "un membre du cercle décisionnel fédéral".

L'ancien talonneur des Bleus (49 sélections, entre 2004 et 2012) William Servat est lui pressenti pour s'occuper des avants, comme actuellement au Stade Toulousain. "Très clairement, oui j'ai été contacté ! Très clairement, il n'y a rien de fait, rien de concret, pas de proposition pour le moment ! Donc chaque chose en son temps", a commenté Servat, âgé de 41 ans, jeudi.

Le secteur de la touche serait lui confié à Karim Ghezal (37 ans), ancien deuxième ligne qui a fait, depuis 2014, de l'alignement lyonnais l'un des meilleurs du Top 14.

Enfin, Laporte souhaite apporter en défense l'expertise de l'Anglais Shaun Edwards (52 ans), grand architecte du rideau de fer gallois depuis 2008, avec trois Grands Chelems dans le Tournoi des six nations à la clé (2008, 2012 et 2019).

"Nous sommes en pleine négociation avec lui […]. Mais aujourd'hui, malheureusement, il ne nous a dit ni oui, ni non. J'aimerais, mais ça ne dépend plus de moi", a expliqué Laporte. Pour Edwards comme pour les autres, la situation devrait se décanter dans les prochaines semaines.

Avec AFP

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