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SOUDAN

Au Soudan, contestataires et militaires trouvent un accord pour le partage du pouvoir

Une manifestante brandit un drapeau soudanais, le 25 avril 2015, à Khartoum.
Une manifestante brandit un drapeau soudanais, le 25 avril 2015, à Khartoum. Umit Bektas, REUTERS
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Les meneurs du mouvement de protestation et l'armée ont trouvé un accord samedi pour instaurer une autorité conjointe entre civils et militaires au Soudan. Les manifestants ont de nouveau réclamé un régime civil samedi.

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Un accord a été trouvé samedi 27 avril au Soudan entre le conseil militaire de transition, actuellement au pouvoir, et l'opposition pour instaurer une autorité conjointe entre civils et militaires.

Ce compromis a été trouvé lors de la première réunion d'un comité conjoint, créé mercredi, qui regroupe les représentants de la contestation et ceux du Conseil militaire de transition au pouvoir. Cette instance devait permettre aux deux camps de sortir le pays de l'impasse politique dans laquelle il se trouve depuis le départ forcé du président Omar el Béchir, déposé par l'armée le 11 avril après plusieurs mois de contestation dans les rues.

>> À voir : France 24 au Soudan, reportage au cœur du mouvement de contestation

Depuis le 6 avril, les manifestants sont rassemblés jour et nuit devant le QG de l'armée à Khartoum, dans le prolongement d'un mouvement de protestation déclenché le 19 décembre.

Initialement, il dénonçait le prix du pain qui a triplé, dans un pays largement touché par la misère, avant de se muer en contestation contre Omar el-Béchir, chef de l'État pendant près de trente ans.

Son arrestation le 11 avril, puis son incarcération, n’ont pas fait cesser la contestation. Les opposants réclament un pouvoir civil et le jugement de l'ancien président et des principaux responsables de son régime.

Appel à rejoindre la CPI

Samedi, le chef du principal parti d'opposition, Sadek al-Mahdi, a appelé son pays à rejoindre "immédiatement" la Cour pénale internationale (CPI), qui a émis des mandats d'arrêt pour génocide contre le président déchu. S'adressant aux journalistes à Khartoum, il a en outre déclaré que sa destitution et son arrestation par l'armée, sous la pression de la rue, n'était "pas un coup d'État".

La CPI a lancé des mandats d'arrêt contre Omar el-Béchir pour qu'il réponde d'accusations de génocide et de crimes de guerre et contre l'humanité lors du conflit au Darfour, région occidentale du Soudan. Le président déchu, 75 ans, a toujours rejeté ces accusations.

Dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhane, le Conseil militaire de transition refuse d'extrader Omar el-Béchir, emprisonné à Khartoum. Il laisse cette éventuelle décision au gouvernement civil qu'il s'est engagé à mettre en place à une date qui reste à déterminer.

Une foule immense s'est de nouveau rassemblée samedi soir dans la capitale Khartoum, réclamant l'avènement d'un régime civil et la fin du conseil militaire de transition.

Avec AFP et Reuters

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