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Affaire Calvin: retour à la case suspension pour la marathonienne

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Paris (AFP)

Les coups continuent de pleuvoir dans l'affaire Clémence Calvin: après avoir vu une première suspension provisoire cassée par le Conseil d'Etat, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a de nouveau suspendu provisoirement la marathonienne, qui campe sur sa position.

Le Conseil d'Etat avait fait subir un véritable camouflet à l'AFLD le 12 avril en annulant, au motif que l'athlète n'avait pas pu s'expliquer devant l'agence, la suspension provisoire de Clémence Calvin, soupçonnée de s'être soustraite à un contrôle antidopage le 27 mars au Maroc.

Clémence Calvin avait ainsi pu s'aligner sur le marathon de Paris le 14 avril où elle avait battu le record de France en 2 h 23 min 41 sec pour sa deuxième course sur la distance.

L'intermède aura duré quelques jours: après avoir été reçue mardi dernier par la présidente de l'AFLD Dominique Laurent, Clémence Calvin s'est vue notifier la semaine dernière une nouvelle suspension provisoire, a appris lundi l'AFP de sources concordantes, confirmant une information du site spécialisé Spe15.

Clémence Calvin et son avocat, Me Péricard, n'ont pas pu être joint lundi par l'AFP.

L'AFLD accuse Clémence Calvin de s'être soustraite à un contrôle antidopage le 27 mars à Marrakech. Elle accuse son mari et entraîneur Samir Dahmani, également athlète international français et lui aussi suspendu provisoirement, d'obstruction au contrôle.

A l'issue de l'instruction du dossier par l'AFLD, qui peut prendre plusieurs semaines, ils risquent tous les deux quatre ans de suspension.

L'athlète dénonce elle des violences de la part du directeur des contrôles de l'AFLD Damien Ressiot, et assure que les trois contrôleurs ne s'étaient pas présentés comme tels, des allégations niées en bloc par les intéressés. Mme Calvin a porté plainte pour "violences et menaces", le 8 avril au Maroc.

- Témoignage anonyme -

Depuis la médiatisation de l'affaire début avril, les deux camps campent sur leurs positions dénonçant mensonges et manipulations. Un reportage diffusé dimanche dans Stade 2 a de nouveau jeté de l'huile sur le feu.

La chaîne a enquêté à Marrakech et recueilli le témoignage anonyme du gérant de la salle de sport, où l'ALFD assure avoir été conduit par l'athlète avant qu'elle ne s'enfuie. Le gérant affirme avoir bien vu l'athlète et les contrôleurs dans sa salle, alors que Clémence Calvin assure que tout s'est déroulé dans la rue.

"Je réclame depuis déjà de nombreuses semaines que toute la vérité et la lumière soient faites sur les conditions de mon interpellation au Maroc le 27 mars dernier", a répliqué Clémence Calvin dimanche dans un communiqué.

"J'invite donc les personnes ayant témoigné, encore une fois de façon anonyme, au cours de ce reportage à attester judiciairement des propos qu'ils tiennent dans ce documentaire", continue-t-elle.

Le gérant de la salle de sport indique dans le reportage que l'un des contrôleurs s'est bien présenté comme un "policier", comme le dénonce Clémence Calvin. Ce que dément fermement l'AFLD.

Clémence Calvin indique également avoir demandé à la présidente de l'AFLD "qu'une enquête administrative soit diligentée par ses soins au sein de ses services, afin de faire toute la lumière sur les conditions d?intervention au Maroc de ses agents".

De son côté, l'AFLD reproche notamment à Clémence Calvin d'avoir changé 13 fois en 15 jours sa localisation après le 27 mars, une obligation des athlètes de haut niveau pour être contrôlés.

Une volatilité qu'elle a expliqué à l'AFP par une saisie des informations "au jour le jour" pour éviter des "doublons" dus à un "bug" de la plateforme si la localisation est rentrée par périodes.

Clémence Calvin est par ailleurs visée par une enquête du parquet de Marseille pour "infractions à la législation sur les produits dopants".

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