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L'armée algérienne appelle au dialogue avec les institutions pour sortir de la crise

Le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah veut privilégier le "dialogue avec les institutions de l'État".
Le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah veut privilégier le "dialogue avec les institutions de l'État". Ryad Kramdi, AFP (archives)

En Algérie, les manifestants réclament la mise en place de structures de transition ad hoc pour gérer l'après-Bouteflika. Mais l'armée, elle, préfère un dialogue "avec les institutions de l'État" sans remettre en cause l'ordre constitutionnel.

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Ahmed Gaïd Salah veut privilégier le dialogue pour sortir de la crise politique qui secoue l'Algérie depuis plusieurs semaines. Le chef d'état-major de l'armée algérienne a appelé, mercredi 1er mai, au "dialogue avec les institutions de l'État", après avoir opposé mardi une fin de non-recevoir aux revendications des manifestants, qui réclament la mise en place d'institutions de transition ad hoc pour gérer l'après Abdelaziz Bouteflika.

"Je demeure entièrement convaincu qu'entamer un dialogue constructif avec les institutions de l'État, est l'unique moyen pour sortir de la crise", a affirmé le général Ahmed Gaïd Salah dans une déclaration publiée sur le site du ministère de la Défense.

"La voie la plus judicieuse"

Ce dialogue, a-t-il insisté, est "la voie la plus judicieuse pour présenter des propositions constructives, rapprocher les points de vue et atteindre un consensus autour des solutions disponibles". Il avait indiqué la veille dans un discours que la présidentielle prévue le 4 juillet en Algérie, dans les délais prévus par la Constitution pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, poussé à la démission le 2 avril, était la "solution idéale pour sortir de la crise".

Les manifestants exigent depuis le 22 février le départ de l'ensemble des figures du "système" au pouvoir en Algérie, notamment celui du chef de l'État par intérim Abdelkader Bensalah et du Premier ministre Noureddine Bedoui, deux proches d'Abdelaziz Bouteflika. Les contestataires refusent que les structures et personnalités de l'appareil hérité de l'ancien chef de l'État organisent la présidentielle, ses vingt années au pouvoir ayant été marquées selon eux par des fraudes électorales.

Avec AFP

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