FRANCE

Projet d'attentat contre les forces de l'ordre : quatre hommes mis en examen

Un militaire du dispositif Vigipirate dans une rue de Paris.
Un militaire du dispositif Vigipirate dans une rue de Paris. AFP (archives)

Quatre hommes soupçonnés de préparer un attentat contre les forces de l'ordre ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Parmi eux figure un mineur déjà condamné après avoir tenté de partir en Syrie en 2017.

Publicité

Ils sont soupçonnés d'avoir projeté un attentat en France au début du ramadan : quatre individus radicalisés ont été mis en examen, mardi 30 avril, par un juge antiterroriste et écroués. Parmi eux figure un mineur déjà condamné pour avoir tenté de partir faire le jihad en Syrie.

Interpellés vendredi soir à Paris et en Seine-Saint-Denis, les suspects ont été déférés mardi après-midi au tribunal de Paris où un juge d'instruction les a mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-on appris au parquet de Paris. Les autorités les soupçonnent d'avoir eu pour cible les forces de l'ordre.

"Depuis 2015, 58 attentats déjoués"

"Depuis 2015, ce sont 58 attentats qui ont été déjoués", s'est félicité le Premier ministre, Édouard Philippe, s'appuyant sur un décompte des autorités qui cumule projets, préparations et tentatives d'attaques terroristes. "Ce sont des victoires silencieuses", s'est félicité le chef du gouvernement, qui s'exprimait devant le Sénat, rappelant que la "menace terroriste est permanente" et "endogène".

Le 1er février, des informations inquiétantes issues du renseignement judiciaire avaient déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Au cours de cette procédure, qui a autorisé le recours à des moyens de surveillance accrue afin d'identifier la cellule terroriste, les enquêteurs ont acquis la conviction que l'attaque potentielle aurait pu coïncider avec le début du ramadan, le mois de jeûne musulman censé commencer dimanche ou lundi prochain. Une perspective qui a précipité les arrestations, selon une source proche du dossier.

"On a affaire à des individus manifestement déterminés", a précisé cette source, affirmant que "de possibles repérages avaient été effectués et [qu']ils cherchaient à se procurer des armes". Selon Europe 1, une kalachnikov a été retrouvée lors des perquisitions. Lors des quatre jours de garde à vue, les quatre hommes n'ont pas contesté leur adhésion aux thèses islamistes radicales, a ajouté cette source.

Récidive

Les trois adultes, âgés de 26, 39 et 38 ans, étaient jusqu'ici connus pour des faits de droit commun, selon une autre source proche de l'enquête. Mais c'est le profil du quatrième homme qui retient l'attention : à 17 ans, ce mineur est en état de récidive. Il a en effet déjà été jugé pour "associations de malfaiteurs terroristes", après son interpellation en février 2017 pour une tentative de départ pour la Syrie.

Condamné à trois ans de prison par le tribunal pour enfants de Paris, dont deux ans assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve, il avait été placé dans une structure éducative après sa sortie de prison, avait précisé lundi le parquet de Paris.

Si la cible ou les cibles exactes des suspects restent inconnues à ce stade, les forces de sécurité figurent néanmoins parmi les objectifs récurrents que désigne l'organisation État islamique.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine