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Dans la presse

Trump fait payer les demandeurs d'asile : "Donnez-moi vos pauvres... et allongez la monnaie"

France 24

Dans la presse, ce mercredi 1er mai, les réactions étrangères à la crise politique en cours au Venezuela. Le projet de Donald Trump de faire inscrire les Frères musulmans sur la liste américaine des organisations terroristes. Et de faire payer les demandeurs d’asile. Et les "millenials" plus chastes que leurs aînés.

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Dans la presse, ce matin, les réactions étrangères à la crise politique en cours au Venezuela.

Au Royaume-Uni, qui fait partie des pays ayant reconnu l’opposant Juan Guaido président du Venezuela, The Times annonce que ses partisans ont été «renversés» par les militaires – au sens propre comme au figuré, puisque les télévisions ont effectivement montré hier des blindés de la police fonçant sur des manifestants pro-Guaido. The Times, qui publie à la Une la même photo que La Repubblica, en Italie – où le gouvernement refuse de reconnaître, lui, la légitimité du président de l’Assemblée nationale vénézuélienne. «Venezuela, la bataille finale, Guaido défie Maduro», titre le journal italien, qui fait état des «divisions» au sein de l’armée.

La crise vénézuélienne est également scrutée de près, aux Etats-Unis – où Donald Trump met tout son poids en faveur de Juan Guaido. The Washington Post affirme qu’il ne faut pas parler de «coup d’Etat» pour sa tentative de renverser Nicolas Maduro, et que les Vénézuéliens tentent à juste titre de se débarrasser d’un régime «toxique et opprimant». Foreign Policy parle, pour sa part, d’un «moment décisif» pour l’opposant à Nicolas Maduro. «Appeler à la phase finale de la révolution est le geste le plus audacieux que Juan Guaido ait fait jusqu’à présent, et son résultat dira si oui ou non l’opposition vénézuélienne est encore debout», commente prudemment la revue américaine – qui note qu’aucun militaire de haut rang ne semble avoir rejoint la contestation pour le moment, ce qui est perçu comme un mauvais signe pour les opposants. Une analyse finalement assez proche de celle de Russia Today – la Russie qui soutient, elle Nicolas Maduro. Selon la télé russe, la position de Juan Guaido, accusé de se livrer à une tentative de «coup d’état», faute de mobilisation populaire, relèverait d’une manœuvre «désespérée» pour prendre le pouvoir.

Il est aussi beaucoup question ce matin de cette nouvelle menace brandie par Donald Trump, qui dit vouloir placer les Frères musulmans sur la liste noire américaine des «organisations terroristes». Moins d'un mois après la décision de placer les Gardiens de la Révolution iraniens sur cette même liste, le projet satisfait évidemment beaucoup l’Arabie saoudite, dont les Frères musulmans sont la bête noire. Arab News salue la décision du président américain, en assurant que les mesures déjà prises à l’encontre de ce groupe islamiste «qui répand le chaos», ont fait long feu. Le site indépendant Middle East Eye, critique, lui, le projet de Donald Trump en présentant l’éventuelle inscription des Frères musulmans sur la liste américaine des organisations terroristes comme une «menace pour les musulmans américains», dont une partie soutient l’organisation, et comme une façon d’alimenter «l’islamophobie» outre-Atlantique. Aux Etats-Unis, l’idée est d’ailleurs loin de faire l’unanimité. Selon The Washington Post, elle prouverait à quel point le président américain serait «manipulé par les dictateurs», notamment par le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane, et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, tous deux en guerre contre les Frères musulmans.

Donald Trump a aussi ordonné, lundi, à son administration, de faire payer les demandes d'asile et de gérer les dossiers en maximum 180 jours. Là encore, la mesure alimente la polémique. «Donnez-mois vos pauvres, vos fatigués – et allongez la monnaie», grince USA Today, en détournant le poème d’Emma Lazarus inscrit sur la statue de la Liberté. Donald Trump, le président qui veut hérisser les Etats-Unis de murs, et faire payer les demandeurs d’asile - à voir aussi avec un dessin de Matta Davis pour NewsDay, un quotidien new-yorkais.

On ne se quitte pas là-dessus. Parce qu’il n’y a pas que la géopolitique et l’actu internationale dans la vie, il y a la bagatelle aussi, jetons un cil à Quartz, qui s’est demandé pourquoi les «millenials», comme on les appelle, les jeunes nés dans les années 2000, font moins l’amour que leurs aînés. D’après le site américain, ce serait parce que la jeune génération aurait moins le goût du risque que les précédentes. Une frugalité alimentée, aussi, par la variété et la qualité de l’offre des technologies modernes, pourvoyeuses de jeux vidéos ultra-réalistes et autres Netflix…

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