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La marche pour le climat, “un mouvement qui se pérennise”

Un rassemblement contre le réchauffement climatique à Paris, le 15 mars 2019.
Un rassemblement contre le réchauffement climatique à Paris, le 15 mars 2019. Thomas Samson, AFP

Alors que la marche pour le climat a réuni seulement 1 000 personnes à Paris le 1er-Mai, ses organisateurs et soutiens se veulent optimistes quant à la suite du mouvement, avec en ligne de mire la prochaine échéance internationale le 24 mai.

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Une marche pour le climat a bien eu lieu le 1er-Mai à Paris. Elle n’a rassemblé que 1 000 personnes, contre au moins 36 000 le 16 mars dernier, lors de la "Marche du siècle". Cette journée de la Fête du travail, marquée traditionnellement par les revendications sociales, aurait pourtant aussi pu être une occasion pour faire entendre les revendications écologiques.

“On espérait rassembler plus de monde, mais notre demande de marche pacifique (avec un départ depuis le Panthéon, comme le 16 mars, NDLR) a été refusée par la préfecture de police de Paris”, explique Martin Breton, du mouvement Youth For Climate, joint par France 24, jeudi 2 mai.

Une marche a finalement été autorisée, de la place d’Italie à Montparnasse entre 11 heures et midi, juste avant les défilés des syndicats et des Gilets jaunes. “Il est globalement dommage que le rassemblement initial ait été interdit, estime Martin Breton. C’est aussi une stratégie politique d’éviter que les différents mouvements se parlent et se rassemblent”, poursuit le militant.

"L'urgence écologique, véritable souci des gens"

Malgré la faible mobilisation du 1er mai, “c'est un mouvement qui se pérennise, et cela correspond à un véritable souci des gens”, affirme à France 24 Isabelle Autissier, présidente de l’association WWF France, quand on l’interroge sur la dynamique de la marche pour le climat constatée ces derniers mois en France.

De septembre 2018 au mois de mars dernier, plusieurs marches pour le climat se sont en effet déroulées dans les rues de plusieurs villes de l’Hexagone, avec à chaque fois le même objectif : sensibiliser à “l’urgence écologique”. Une période de mobilisation qui a aussi été marquée par “l’affaire du siècle”, une pétition signée par plus de 2 millions de personnes favorables à une action en justice climatique envers l’État.

“Des annonces politiques encore trop généralistes”

L’action politique de l’exécutif en matière de climat est par ailleurs critiquée par les interlocuteurs interrogés par France 24. “Les annonces (lors de la conférence de presse d’Emmanuel Macron le 25 avril, NDLR) ont été malheureusement encore beaucoup trop généralistes, c’est un peu dommage alors qu’il y a une urgence climatique, affirme Isabelle Autissier, d’autant qu’on sait déjà qu’on peut mettre en œuvre beaucoup de choses concrètement : l’isolation des 500 000 'passoires énergétiques' en France, l’évolution du modèle agricole existant…”.

“La place de l’écologie est la même depuis le début de ce mandat et depuis quelques décennies, ce n’est pas un sujet considéré comme primordial”, déplore Martin Breton. Des initiatives en matière climatique existent cependant, comme la récente annonce de la création d’une Convention citoyenne sur le climat – qui pourrait donner lieu à un référendum en 2020, selon le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

“Cette conférence de citoyens qui va réfléchir au problème du climat, c’est bien, mais ce sujet devrait être plus urgent”, estime François Dubreuil, du collectif Unis pour le climat, joint par France 24. “On ne sait pas comment faire pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré, une autre tendance lourde est à la disparition massive des espèces sauvages. Là-dedans, la France est toute petite, il faut penser mondial”, affirme l'activiste.

Ce sera d’ailleurs l’enjeu du 24 mai prochain, une grande marche pour le climat à l’étranger et en France à l’appel du mouvement FridaysForFuture.

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