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Au Soudan, une nouvelle "marche du million" pour maintenir la pression sur le Conseil militaire

Des manifestants protestent lors d'un sit-in, le 30 avril 2019, devant le QG de l'armée à Khartoum.
Des manifestants protestent lors d'un sit-in, le 30 avril 2019, devant le QG de l'armée à Khartoum. Ozan Kose, AFP

À l'appel des meneurs de la contestation, des centaines de milliers de manifestants soudanais se sont réunis, jeudi, devant le QG de l'armée à Khartoum, alors que les négociations avec les militaires sur un transfert du pouvoir aux civils piétinent.

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Les rues de Khartoum étaient noires de monde jeudi 2 mai. Des centaines de milliers de manifestants soudanais ont rejoint le sit-in en cours devant le ministère de la Défense, pour presser le Conseil militaire qui dirige le pays de rendre le pouvoir à un gouvernement civil. La foule répondait à l'appel à la mobilisation lancé par une coalition d'organisations d'opposition.

L'alliance de la Déclaration des forces de liberté et de changement a annoncé, jeudi, avoir soumis au Conseil militaire un projet de Constitution exposant sa vision politique pour la période de transition. Elle a dit attendre de l'armée une
réponse dans les deux à trois jours.

Les manifestants négocient avec le Conseil militaire de transition la mise sur pied d'un organisme composé de civils et de militaires pour diriger le pays durant une période de transition, après l'éviction d'Omar el-Béchir, qui a assumé le
pouvoir pendant 30 ans.

Divergences

Les parties en présence n'arrivent pas à s'accorder sur le choix d'une personnalité qui dirigerait le nouveau conseil, et sur les caractéristiques de l'administration de transition. Les représentants de la contestation proposent un conseil de 15 membres, dont huit civils, tandis que l'armée veut un conseil de 10 membres, dont sept militaires.

Le général Salah Abdelkhalek, membre du Conseil militaire, a annoncé mardi que le chef de cette instance, Abdel Fattah al-Burhan, serait "le chef du (futur) Conseil souverain". L'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, a alors accusé les militaires de "ne pas envisager sérieusement de céder le pouvoir au peuple".

Le Conseil militaire a prévenu qu'il ne laisserait pas le chaos s'installer et exhorté les manifestants à retirer les barricades installées et à rouvrir les routes et les ponts bloqués aux alentours du QG de l'armée.

La situation s'est d'autant plus tendu que les militaires ont annoncé, en début de semaine, la mort de six membres des forces de sécurité, tués dans des heurts avec les manifestants à travers le pays.

Le Soudan est le théâtre depuis décembre d'un mouvement de contestation, déclenché par le triplement du prix du pain et qui a conduit à la destitution d'Omar Hassan el-Bechir Béchir, aujourd'hui incarcéré.

Avec AFP

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