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Reporters

Soudan : un air de printemps

© France 24

Au Soudan, cela fait bientôt un mois que des manifestants tiennent un sit-in devant le QG de l'armée à Khartoum, la capitale. Dans la foulée de la chute du président Omar el-Béchir le 11 avril 2019, ils exigent la fin du régime militaire au pouvoir depuis des décennies et la mise en place d'une démocratie. Nos reporters Bastien Renouil, Élodie Cousin et Julia Steers ont suivi trois acteurs de cette révolte, des Soudanais ordinaires qui se battent pour un avenir meilleur.

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Au Soudan, un coup d'État militaire aura finalement mis fin aux 29 années de dictature d’Omar el-Béchir. À la suite d'un soulèvement populaire inédit, né en décembre 2018, l'armée s'est mise à protéger les manifestants des services de sécurité loyaux à l'ancien chef d’État, avant de déclarer sa destitution le 11 avril dernier.

>> À voir sur France 24 : "L'Union africaine demande le retour à un pouvoir civil d'ici deux mois au Soudan"

Si la révolte a éclaté dans des villes de provinces, Khartoum est aujourd'hui devenue l'épicentre de la révolte. Depuis le 6 avril, chaque soir, la population se retrouve dans les rues de la capitale pour maintenir la pression sur l'armée, obtenir la fin du régime militaire et la mise en place d’un gouvernement civil.

Les manifestants viennent de tout le pays et s'organisent pour tenir le siège devant le quartier général de l'armée. Cette dernière promet une élection d'ici quatre ans - un délai jugé trop long pour la population, qui exige une transition démocratique immédiate.

Lutter jusqu'au bout

Ce reportage tourné au cœur de la révolte pacifique suit le quotidien d'un militant de l'Association des professionnels soudanais (APS), organisation réunissant huit corps de métier et cheville ouvrière de la contestation. Anas Ibrahim est boulanger et sa profession est au cœur de la révolte, puisque c'est le triplement du prix du pain qui a mis le feu aux poudres en décembre. Nous avons aussi rencontré l’étudiant engagé Amjad Fouad Nimr, ainsi que la chirurgienne Salma Elhussein Elkhazin, qui a du s'occuper des blessés de la révolte.

Si les pourparlers semblent pour le moment au point mort, les Soudanais ont radicalement changé leur manière de vivre, organisant leur vie quotidienne en fonction des manifestations. Après avoir attendu presque trente ans la chute du dictateur Béchir, aujourd'hui incarcéré, beaucoup affirment être prêts à lutter jusqu'au bout pour obtenir la démocratie.

>> À voir sur France 24 : "Au Soudan de l'après-Béchir, les journalistes retrouvent la liberté de la presse"

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