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Acte XXV des Gilets jaunes : une mobilisation plus calme après le 1er-Mai

Un Gilet jaune, portant un bonnet phrygien, attend le départ d'une des manifestations organisées à Paris, samedi 4 mai 2019.
Un Gilet jaune, portant un bonnet phrygien, attend le départ d'une des manifestations organisées à Paris, samedi 4 mai 2019. Charles Platiau, Reuters

Pour leur acte XXV, les Gilets jaunes étaient beaucoup moins présents dans les rues samedi, alors qu'ils étaient nombreux dans le cortège syndical du 1er-Mai. Il s'agirait de la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement.

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L’acte XXV des Gilets jaunes, samedi 4 mai, a connu un nouveau recul de leur mobilisation, trois jours après les manifestations de la Fête du travail, qui avaient rassemblé entre 150 000 et 300 000 personnes en France.

Quelque 18 900 personnes ont défilé dans les rues en France, selon un décompte du ministère de l'Intérieur régulièrement contesté par les manifestants. Il s'agirait de la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement.

À Paris, trois manifestations déclarées ont été autorisées par la préfecture. Le principal cortège de plusieurs centaines de personnes s'est élancé à 13 h de l'hôpital Lariboisière (10e arrondissement) en direction de la place de la Nation (11e arrondissement).

Sur leur trajet, les manifestants passaient à proximité de plusieurs centres hospitaliers de l'est de la capitale. Les organisateurs voulaient ainsi apporter un "soutien aux personnels soignants des hôpitaux et aux citoyens ayant difficilement accès aux soins".

Par ailleurs, en fin de matinée, une vingtaine de Gilets jaunes ont distribué des tracts à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle pour protester contre la privatisation d'Aéroport de Paris (ADP).

Blessés et gardes à vues en Vendée

À La Roche-sur-Yon, en Vendée, environ 500 personnes ont défilé selon la police. D'après un communiqué de la préfecture, les forces de sécurité ont procédé "à une dizaine d'interpellations, suivies de 10 gardes à vue, dont 8 encore en cours".

Les manifestants venus notamment de Nantes, Angers et La Rochelle, s'étaient donné rendez-vous devant la gare routière. La manifestation, démarrée dans le calme, s'est tendue vers 15 h, donnant lieu à l'emploi de gaz lacrymogènes. Une dizaine de grenades ont été tirées et une manifestante a été blessée au nez, ont rapporté des street medics. Cinq manifestants ont été blessés, selon la police.

Déclin du nombre de manifestants

Ces rassemblements ont lieu trois jours après les heurts entre manifestants et forces de l'ordre le 1er mai, marqué par l'irruption de plusieurs dizaines d'entre eux dans l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, après un mouvement de panique.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, sous le feu des critiques après avoir parlé d'"attaque", a reconnu vendredi qu'il n'aurait pas dû employer ce mot.

Depuis l'acte XXII, mi-avril, les chiffres du ministère de l'Intérieur montrent un fléchissement du nombre des manifestants qui battent le pavé chaque samedi. Le 27 avril, 23 600 manifestants, dont 2 600 à Paris, ont été recensés en France par les autorités. Le mouvement, démarré il y a près de six mois, comptabilisait de son côté "60 132 manifestants minimum".

La préfecture de police de Paris a reconduit son arrêté d'interdiction de manifester sur les Champs-Élysées, et dans un périmètre incluant l'Assemblée nationale, le palais de l'Élysée, et le secteur de la cathédrale Notre-Dame, touchée mi-avril par un incendie.

Avec AFP

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