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La Corée du Nord a procédé à de nouveaux tirs de missiles

Une photo non datée publiée par Pyongyang le 6 avril 2019 montre Kim Jong-un en visite sur un site militaire à Yangdok, en Corée du Nord.
Une photo non datée publiée par Pyongyang le 6 avril 2019 montre Kim Jong-un en visite sur un site militaire à Yangdok, en Corée du Nord. KCNA via KNS, AFP

La Corée du Nord a procédé samedi matin à plusieurs tirs de projectiles à courte portée depuis sa côte Est, a annoncé l'armée sud-coréenne, alors que Pyongyang accentue la pression sur Washington après l'échec du dernier sommet avec les États-Unis.

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La Corée du Nord a tiré, samedi 4 mai, plusieurs missiles à courte portée en direction de la mer du Japon, a annoncé l'armée sud-coréenne, alors que le processus de dénucléarisation de Pyongyang est dans l'impasse.

La Corée du Nord "a lancé plusieurs missiles à courte portée depuis la péninsule de Hodo, près de la ville côtière de Wonsan, en direction du Nord-Est entre 9 h 06 (00 h 06 GMT) et 9 h 27 aujourd'hui", a indiqué le haut commandement militaire sud-coréen dans un communiqué, qui précisait par ailleurs que les missiles ont parcouru entre 70 et 200 km au-dessus de la mer du Japon.

"Nous sommes au courant des actions de la Corée du Nord cette nuit. Nous continuerons à surveiller", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders. Le ministère nippon de la Défense a pour sa part indiqué qu'aucun missile n'avait a priori survolé le Japon.

>> À lire : "Nouveau tir nord-coréen : Kim Jong-un, la com' à coup de missiles"

Plus tôt cette semaine, Pyongyang avait averti les États-Unis d'"un résultat indésirable" s'ils n'ajustaient pas leur position d'ici la fin de l'année, alors que les négociations sur le programme balistique et nucléaire de la Corée du Nord sont au point mort depuis trois mois.

"Notre résolution en matière de dénucléarisation reste intacte et nous le ferons quand le moment sera venu", avait déclaré la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son-hui.

"Mais cela ne sera possible que si les États-Unis revoient et reformulent leur calcul actuel", avait-elle poursuivi. S'ils "n'ajustent pas leur position avant la date limite que nous avons proposée, ils feront face à (un) résultat indésirable".

Kim "ne veut pas rompre ses engagements", selon Trump

Le président américain Donald Trump a réagi dans la journée en minimisant la portée diplomatique de la démonstration de force nord-coréenne. Il s'est dit confiant dans le fait que Kim Jong-un ne souhaite pas déroger à ses engagements, en référence aux négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord qui sont actuellement dans l'impasse.

"Tout est possible dans ce monde très intéressant mais je crois que Kim Jong-un réalise tout à fait le grand potentiel économique de la Corée du Nord et qu'il ne fera rien pour interférer ou y mettre fin", a déclaré Donald Trump sur Twitter. "Il sait aussi que je suis avec lui et il ne veut pas rompre la promesse qu'il m'a faite. Il y aura un accord !", a-t-il ajouté.

En novembre et en avril, Pyongyang avait déjà annoncé avoir testé de mystérieuses "armes tactiques", sans plus de précisions. Il s'agissait des premiers essais d'armement annoncés par le Nord depuis le début, en 2018, de ses négociations avec les États-Unis sur ses programmes militaires.

Le régime nord-coréen s'est toutefois abstenu jusqu'à présent de tester des missiles balistiques ou des armes nucléaires, ce qui donnerait un coup d'arrêt définitif à son rapprochement avec Séoul et Washington. Le dernier tir de missile remonte à novembre 2017.

Pas de violation du moratoire sur les essais de missiles

Les lancements de samedi "ne violent pas le moratoire sur les essais de missiles que s'est lui-même imposé Kim Jong-un", qui "ne s'applique qu'aux missiles balistiques intercontinentaux", a estimé à Séoul le spécialiste de la Corée du Nord Ankit Panda.

"Historiquement, la Corée du Nord n'a jamais testé quoi que ce soit pendant que des pourparlers avaient lieu avec les États-Unis, et il n'y a pas de pourparlers actuellement", a-t-il fait remarquer.

Les missiles à courte portée nord-coréens sont toutefois capables de frapper la mégalopole de Séoul, proche de la ligne de démarcation intercoréenne, et une large portion du territoire sud-coréen. La péninsule de Hodo, d'où ils ont été tirés, est le théâtre depuis une dizaine d'années de nombreux essais de missiles balistiques et d'artillerie, a rappelé le site spécialisé 38 North.

Après les effusions du sommet de Singapour en juin 2018, le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un se sont quittés en février à Hanoï sur un désaccord : ce dernier réclamait une levée des sanctions trop importante aux yeux du président américain, en échange d'un début de dénucléarisation jugé trop timide.

Trois mois plus tard, le processus est toujours dans l'impasse. Les négociations sur le désarmement atomique n'ont jamais repris, et la Corée du Nord a fait savoir qu'elle ne voulait plus voir à la table des pourparlers le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, accusé d'avoir "des idées insensées et dangereuses".

Avec AFP

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