Accéder au contenu principal

En Algérie, Saïd Bouteflika et deux ex-patrons des renseignements placés en détention

Le frère de l'ex-président algérien, Saïd Bouteflika, lors des funérailles de la chanteuse Warda Al-Jazairia, le 17 mai 2012, à Alger.
Le frère de l'ex-président algérien, Saïd Bouteflika, lors des funérailles de la chanteuse Warda Al-Jazairia, le 17 mai 2012, à Alger. Farouk Batiche, AFP (archives)

Le parquet militaire de Blida, en Algérie, a ordonné, dimanche, le placement en détention de Saïd Bouteflika, frère cadet de l'ancien président, et de deux anciens chefs des services de renseignement.

Publicité

Trois poids lourds du clan Bouteflika sont désormais entre les mains de la justice. Saïd Bouteflika, le frère de l'ex-président, ainsi que les généraux Bachir Athmane et Mohamed Mediene dit Toufik, deux anciens chefs des services de renseignement, ont été placés en détention par un juge militaire, dimanche 5 mai.

Les trois hommes, arrêtés samedi, sont poursuivis pour "atteinte à l'autorité de l'armée" et "complot contre l'autorité de l'État", a précisé le parquet militaire de Blida, dans le sud de l'Algérie, dans un communiqué lu à la télévision d'État.

Saïd Bouteflika, qui a longtemps conseillé le chef de l'État, était considéré comme le véritable numéro un de l'exécutif depuis l'accident vasculaire cérébral dont son frère a été victime en 2013.

Les précisions de notre correspondant à Alger

"Un dernier avertissement" en avril

Le général Mohamed Mediene, patron des services secrets pendant 25 ans, avait été mis en cause par le chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah, ces dernières semaines dans un complot visant, selon lui, l'Algérie. Mi-avril, il avait "lancé un dernier avertissement" à l'ancien chef des services secrets qu'il a accusé de "conspirer" pour "entraver les solutions de sortie de crise".

Les manifestants qui ont obtenu la démission d'Abdelaziz Bouteflika continuent à se rassembler tous les vendredis pour réclamer un changement de régime.

Ahmed Gaïd Salah avait promis aux manifestants de débarrasser le pays des responsables politiques, hommes d'affaires et militaires corrompus afin de rétablir la confiance dans les institutions.

Avec Reuters et AP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.