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Turquie : une nouvelle élection municipale se tiendra à Istanbul

Le nouveau maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, prend la parole lors d'un rassemblement, à Istanbul, le 21 avril 2019.
Le nouveau maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, prend la parole lors d'un rassemblement, à Istanbul, le 21 avril 2019. Yasin Akgul, AFP

Accédant à une demande de l'AKP, qui contestait la victoire de l'opposition, le Haut-comité électoral de Turquie a ordonné, lundi, la tenue d'un nouveau scrutin municipal à Istanbul.

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De nouvelles élections municipales auront lieu à Istanbul. Le Haut-Comité électoral de Turquie a décidé, lundi 6 mai, d'annuler la victoire de l'opposition aux élections municipales de la première ville de Turquie et d'organiser un nouveau vote, ont rapporté des médias officiels turcs. L'Autorité a confimé la tenue du nouveau scrutin municipal, le 23 juin.

Le parti présidentiel islamo-conservateur, l'AKP, réclamait la tenue d'un nouveau scrutin en dénonçant des "irrégularités" qui auraient selon lui émaillé le vote du 31 mars.

Le représentant de l'AKP au sein du Conseil électoral supérieur, Recep Ozel, a indiqué sur Twitter que les nouvelles municipales à Istanbul auraient lieu le 23 juin.

Lors du précédent scrutin, le candidat de plusieurs partis d'opposition, Ekrem Imamoglu, avait battu celui de l'AKP, l'ex-Premier ministre Binali Yildirim, avec moins de 15 000 voix d'avance. Un écart infime à l'échelle de la mégapole turque, mais qui constituait un camouflet pour le président Recep Tayyip Erdogan, qui avait été lui-même maire d'Istanbul dans les années 1990.

Lors d'une réunion avec ses partisans dans le district stambouliote de Beylikdüzü, Ekrem Imamoglu a dénoncé dans la soirée une "trahison" et s'est engagé à "ne jamais abandonner".

Un "mauvais perdant"

Refusant d'admettre la défaite à Istanbul, l'AKP avait accusé notamment des responsables de bureaux de vote d'avoir minimisé le nombre de voix remportées par son candidat.

De son côté, le principal parti d'opposition CHP (social-démocrate), dont est issu Ekrem Imamoglu, accuse le chef de l'État d'être un "mauvais perdant" et de vouloir s'accrocher par tous les moyens à Istanbul, la capitale économique du pays.

Lundi soir, le CHP a réitéré ses critiques, condamnant une "atteinte à la démocratie" et à "la volonté exprimée par le peuple dans les urnes", selon le correspondant de France 24, Ludovic de Foucaud. Le parti a convoqué une réunion urgente de sa direction à Istanbul et appelé ses partisans au "calme".

Le CHP a qualifié la décision du Conseil électoral supérieur de "dictature flagrante" alors que l'AKP n'avait jamais perdu une élection à Istanbul depuis 25 ans. "Il est illégal de l'emporter contre l'AKP", a déclaré Onursal Adiguzel, vice-président du CHP sur Twitter. "Ce système qui oblitère la volonté du peuple et méprise le droit n'est ni démocratique, ni légitime", a-t-il ajouté.

Accentuant la pression sur le Haut-Comité électoral, le président Erdogan avait une nouvelle fois appelé samedi à renouveler le scrutin à Istanbul, exhortant l'Autorité à "soulager les consciences de nos concitoyens".

Des liens avec une "organisation terroriste"

L'agence Anadolu avait affirmé dimanche que les autorités avaient établi des liens entre une "organisation terroriste" et des responsables de bureaux de vote ayant officié lors du scrutin municipal à Istanbul.

D'après Anadolu, les enquêteurs turcs ont établi que 43 d'entre eux avaient eu des contacts avec le réseau du prédicateur Fethullah Gülen, la bête noire d'Ankara qui l'accuse d'avoir orchestré une tentative de coup d'État en juillet 2016 depuis son exil américain, ce que l'intéressé dément.

Avec AFP

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