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La Birmanie libère les deux journalistes de Reuters après 17 mois de prison

Wa Lone et Kyaw Soe Oo, les deux journalistes emprisonnés en Birmanie en 2017, à leur sortie de la prison d'Insein à Rangoun, le 7 mai 2019.
Wa Lone et Kyaw Soe Oo, les deux journalistes emprisonnés en Birmanie en 2017, à leur sortie de la prison d'Insein à Rangoun, le 7 mai 2019. Ann Wang, Reuters

En Birmanie, les deux journalistes de Reuters arrêtés sur des accusations de violation de secrets d'État ont bénéficié d'une amnistie présidentielle et ont été libérés mardi, après avoir passé plus de 500 jours en détention.

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Wa Lone et Kyaw Soe Oo ont été assaillis par les médias en sortant de la prison Insein de Rangoun. Mardi 7 mai, les deux journalistes de Reuters, condamnés à sept ans de prison en Birmanie après avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas, ont été amnistiés et libérés par le pouvoir.

"Je suis un journaliste et je vais continuer" à travailler, a déclaré Wa Lone en sortant de la prison mardi. "J'ai hâte de retourner à la rédaction" et de "revoir ma famille et mes collègues, a-t-il ajouté.

La Cour suprême birmane avait rejeté, début mai, le recours des deux journalistes de Reuters, dont la condamnation en septembre 2018 avait soulevé un tollé international.

La libération des deux journalistes birmans intervient alors que la présidence du pays avait annoncé un peu plus tôt que 6.520 prisonniers supplémentaires seraient libérés mardi en vertu de l'amnistie décrétée le mois dernier à l'occasion du nouvel an birman. Ils ont passé plus de 500 jours en détention.

Ils "ont été libérés après que les dirigeants ont pris en considération l'intérêt national sur le long terme", a déclaré Zaw Htay, porte-parole du gouvernement, interrogé par l'AFP.

Des amnisties sont régulièrement annoncées en Birmanie au moment du nouvel an pour désengorger des prisons surpeuplées.

Les précisions de notre correspondant dans la région, Charles Emptaz

Prix Pulitzer

Les deux reporters de 33 ans et 29 ans avaient été arrêtés en décembre 2017 sur des accusations de violation de secrets d'État, alors qu'ils enquêtaient sur le massacre de dix Rohingya par les forces de sécurité dans l'ouest de la Birmanie, dans le cadre d'une vaste répression militaire qui avait débuté quelques mois plus tôt.

Cette enquête, complétée par des collègues et publiée en 2018 sous le titre "Massacre en Birmanie", leur a valu en avril le prix Pulitzer.

De nombreux défenseurs des droits de l'homme avaient exhorté la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, chef de facto du gouvernement birman, à user de son influence pour que les deux journalistes obtiennent une grâce présidentielle.

L'ONU a salué dans un communiqué leur libération comme "un pas vers une plus grande liberté de la presse et un signe de l'engagement du gouvernement en faveur transition démocratique en Birmanie".

Avec AFP et Reuters

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