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REPORTAGE

L’enlèvement de deux Français dans le parc de la Pendjari, un coup dur pour le tourisme au Bénin

Un garde forestier monte la garde lors d'un exercice d'élagage au parc national de la Pendjari où deux touristes Français ont été enlevés, le 1er mai 2019.
Un garde forestier monte la garde lors d'un exercice d'élagage au parc national de la Pendjari où deux touristes Français ont été enlevés, le 1er mai 2019. Stefan Heunis, AFP

À Cotonou, les habitants sont partagés après le rapt de deux Français dans le nord du pays début mai. Alors que les expatriés sont inquiets, certains Béninois considèrent qu'il s'agit d'un événement mineur après les violences post-électorales.

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Dans les rues de Cotonou, l'enlèvement des deux Français dans le parc de la Pendjari mercredi 1er mai est vu par certains comme un sabotage pour discréditer le président Patrice Talon.

“Depuis une semaine on ne fait que nous parler de la disparition des Français dans le parc. C'est en train de discréditer le Bénin et je vois derrière cette histoire un complot” affirme un jeune béninois.

Car Patrice Talon a fait le pari du tourisme à son arrivée au pouvoir en 2016. Et le parc de la Pendjari en est le premier atout. L’affaire est donc un coup dur pour les opérateurs économiques. “Beaucoup d'argent a été injecté dans ce secteur pour le rendre plus attractif ce qui présageait d'un horizon radieux. C'est un coup dur. On ne peut pas quantifier l'impact mais on va traverser des moments sombres” déplore Gildas Tokou, chef d’une agence de voyage.

Dans le quartier huppé de la Haie-Vive, très fréquenté par les expatriés, la tension est palpable. Si il sont nombreux à se sentir en sécurité à Cotonou, le nord du pays n'est plus sûr à leurs yeux. “Avec ma famille, il n'y aucune chance que nous allions là-bas. C'est trop risqué. Pourtant j'aime le risque. Mais nous n'irons pas tant que le risque d'enlèvement sera élevé, ça n'en vaut pas la peine”, estime un touriste.

À cet enlèvement s'ajoute aussi l'instabilité politique et la dérive autoritaire du président. Début mai, le Bénin a connu deux jours de manifestations violentes après les élections législatives. Un scrutin auquel l'opposition n'a pas pu se présenter.

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