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Nucléaire iranien : Paris appelle à éviter toute action "qui alimenterait une escalade"

Le président iranien Hassan Rohani (à droite) et le président de l'organisation iranienne de la technologie nucléaire Ali Akbar Salehi lors de la "journée de la technologie nucléaire" à Téhéran, le 9 avril 2019.
Le président iranien Hassan Rohani (à droite) et le président de l'organisation iranienne de la technologie nucléaire Ali Akbar Salehi lors de la "journée de la technologie nucléaire" à Téhéran, le 9 avril 2019. HO, présidence iranienne, AFP

La France s’est dite "préoccupée" mercredi après que l’Iran a annoncé sa volonté de s'affranchir d'engagements pris dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015. Paris souhaite éviter toute escalade.

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Quelques heures après l’annonce de Téhéran de s'affranchir d'engagements pris dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015, Paris a fait part, mercredi 8 mai, de sa "préoccupation" et exhorté à éviter toute action susceptible de mener à une "escalade".

La France "appelle fermement l'Iran à continuer de respecter l'ensemble de ses obligations nucléaires", a déclaré un porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. "Il importe d'éviter toute action qui empêcherait la mise en œuvre de leurs obligations par les parties aujourd'hui engagées dans l'accord ou qui alimenterait une escalade", a-t-il ajouté sans plus de précisions.

Interrogée à ce sujet par BFM TV et RMC, la ministre des Armées, Florence Parly, n'a pas exclu que les Européens prennent des sanctions contre l'Iran si ce pays ne respectait plus ses engagements.

Nouvelles sanctions américaines

L'Iran a annoncé mercredi qu'il cessait de limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi, deux engagements pris dans le cadre de l'accord international sur son programme nucléaire de 2015, en réponse à la décision américaine de dénoncer unilatéralement ce pacte, il y a un an jour pour jour.

Cet accord a également été signé par trois pays européens, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, ainsi que par la Russie et la Chine.

Téhéran a aussi adressé un ultimatum aux Européens, leur donnant deux mois pour trouver une solution permettant de sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions économiques américaines, faute de quoi la République islamique renoncerait à d'autres engagements.

Paris s’est dit "déterminée à travailler en faveur de la préservation et du maintien des circuits financiers et des exportations de l'Iran" alors que la présidence américaine a annoncé mercredi l'instauration de nouvelles sanctions contre Téhéran, visant le secteur iranien des métaux industriels et cherchant à assécher encore les recettes de la république islamique.

Les Européens ont inauguré en janvier un mécanisme de troc pour permettre à l'Iran de continuer à commercer avec l'Europe dans certains domaines en contournant les sanctions américaines. Mais ce dispositif n'a pour le moment abouti à aucune transaction.

Avec AFP et Reuters

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