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Élections européennes : l'écologie, pilier du programme LREM

Nathalie Loiseau, tête de liste du parti La République en marche, lors d'un meeting à Caen, le 6 mai 2019.
Nathalie Loiseau, tête de liste du parti La République en marche, lors d'un meeting à Caen, le 6 mai 2019. Damien Meyer, AFP

La liste Renaissance, de la majorité présidentielle, a dévoilé, mercredi, son programme pour les élections européennes, qui consacre un volet important à l’écologie. À moins de 20 jours du vote, la campagne électorale s’intensifie.

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Priorité à l’écologie et appels à contrer l’extrême droite. C’est le cocktail proposé par la liste Renaissance (LREM-MoDem) conduite par Nathalie Loiseau, dont le projet a été publié mercredi 8 mai, deux semaines et demi avant les élections européennes. Le projet macroniste insiste ainsi pour que l’Union européenne investisse "au moins 1 000 milliards d'euros d'ici 2024" pour "la transition écologique et solidaire".

Autres promesses clefs dans ce domaine : la création d’une Banque européenne du climat pour financer la "croissance verte", la mise en place de taxes sur le carbone des produits importés en Europe, ou encore la "sortie" du glyphosate d’ici 2021. La sincérité du camp présidentiel sur le thème de l’écologie a été mise en cause par des membres de l’opposition, qui relèvent que les ambitions européennes de la liste Renaissance sont parfois en contradiction avec le bilan du président Macron au niveau national.

Duel LREM - RN

Ces annonces s’inscrivent dans un contexte marqué, selon les sondages, par un duel entre le camp présidentiel et le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen.

"Nous n’avons jamais dit que ce serait facile" : cette réflexion de Nathalie Loiseau, lundi en Normandie, résume le sentiment de la majorité, où l'on redoute une mue du scrutin en vote pour ou contre Emmanuel Macron, à la tête d'un pays divisé.

Élu il y a deux ans avec un programme pro-européen, le président bat le rappel de ses troupes. Lundi soir à Caen, le chef du gouvernement Edouard Philippe et plusieurs ministres ont ainsi animé la première partie d’un meeting de Nathalie Loiseau.

La montée de membres du gouvernement en première ligne a été critiquée par Marine Le Pen, qui dénonce le "bateau ivre" de la Macronie. Mme Loiseau "n'est pas partie en campagne mais semble déjà partie de la campagne". "Elle n'est nulle part et lorsqu'elle se déplace, c'est désormais flanquée d'un ministre ou même de plusieurs, comme si son propre camp l'avait exfiltrée ou mise sous tutelle", a-t-elle dit. La cheffe du RN alterne meetings en France avec la tête de liste du mouvement, Jordan Bardella, et tournée des capitales européennes pour des réunions avec d’autres partis d’extrême droite.

Au-delà de LREM et du RN, qui s’attendent à rejouer le duel de la présidentielle de 2017, plusieurs outsiders espèrent créer la surprise dans la dernière ligne droite. En troisième place dans les sondages, le parti Les Républicains (LR) espère retrouver voix au chapitre en axant sa campagne sur un conservatisme décomplexé.

Vingt jours pour créer la surprise

"Nous avons 20 jours, 20 jours pour convaincre", a lancé le président de LR Laurent Wauquiez lundi soir à Marseille en soutien de son poulain François-Xavier Bellamy au score annoncé pour l’heure autour de 14 %, loin des 20,8 % de l’UMP il y a cinq ans, mais en hausse constante dans l’opinion depuis un mois.

Du côté de la France insoumise (LFI), Manon Aubry, 29 ans, multiplie meetings et passages dans les médias pour s’imposer comme tête de liste de la formation de Jean-Luc Mélenchon, qui organise entre autres un "Festival de l’insoumission" à Paris le 19 mai. Ce scrutin, "c’est un référendum pour ou contre Macron", a-t-elle considéré lundi sur BFM TV, tout en se donnant prudemment l’objectif électoral de faire "le plus possible" le 26 mai.

Crédité d’environ 9 %, tout comme LFI, le chef de file d’Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot, profite d’un alarmant rapport sur la disparition de la biodiversité pour reprendre la main face à un président jugé trop timoré en matière de défense de la nature.

Branle-bas de combat aussi pour le duo Place publique-Parti socialiste, à qui les sondages prédisent au mieux 6 %, alors qu’il ambitionne de ramener l’espoir à gauche.

"Notre liste, c’est l’embryon de ce qui va reconstituer la gauche dans les années qui viennent", a promis Raphaël Glucksmann lundi, comptant sur le soutien de l’ancienne ministre Christiane Taubira le 15 mai à Rouen (Seine-Maritime) pour raviver la flamme des "orphelins de la gauche".

Derrière ces six leaders, pas moins de 27 listes se disputent les voix restantes, avec peu de chances de passer la barre des 5 % nécessaires pour envoyer des élus à Strasbourg.

Le communiste Ian Brossat, le leader de Génération.s Benoît Hamon ou encore le fondateur de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan comptent sur la campagne officielle, qui imposera à partir du 13 mai un temps d’antenne égal à chaque candidat, pour créer en leur faveur une improbable surprise.

Avec AFP, Reuters

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