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En Roumanie, les 27 définissent dix engagements pour l'avenir de l'UE

Des personnes attendent le début de la réunion informelle des dirigeants de l'Union européenne à Sibiu, en Roumanie, le 9 mai 2019.
Des personnes attendent le début de la réunion informelle des dirigeants de l'Union européenne à Sibiu, en Roumanie, le 9 mai 2019. François Lenoir, Reuters

Les dirigeants européens, réunis en Roumanie sans la Première ministre britannique Theresa May, ont signé jeudi une déclaration sur l'avenir de l'Europe et défini une liste de dix engagements.

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L'Union européenne prépare son avenir sans les Britanniques. Jeudi 9 mai, réunis en Roumanie, les dirigeants des 27 pays européens qui resteront dans l'Union européenne (UE) après le départ du Royaume-Uni ont signé une déclaration sur l'avenir de l'Europe.

Ils ont notamment dressé une liste de dix engagements, dans le but de protéger la démocratie et le principe de l'État de droit, ainsi que le combat contre le changement climatique.

"Unis, nous sommes plus forts", ont écrit les chefs d'État et de gouvernement européens dans leur déclaration finale.

Parmi les engagements pris à Sibiu, la défense d'"une seule Europe, de l'Est à l'Ouest, du Nord au Sud", mais aussi l'unité, "envers et contre tout" et "dans un esprit de solidarité". Les 27 s'engagent également à "protéger" le "mode de vie" européen, "la démocratie et l'état de droit", ainsi qu'à respecter "le principe d'équité".

Ils veulent continuer "à réduire les disparités qui existent" entre eux, à préserver "l'avenir pour les prochaines générations d'Européens" et à protéger "les citoyens".

Ils ambitionnent, enfin, de faire de l'UE "un acteur de premier plan responsable sur la scène mondiale", en particulier dans les domaines commercial et environnemental.

Pour cette réunion sans la Première ministre britannique Theresa May, les chefs d'État et de gouvernement avaient convenu d'éviter de parler du Brexit, un thème qui a dominé bon nombre de leurs dernières rencontres.

"Spitzenkandidat"

Après un débat à la mi-journée sur le rôle de l'UE sur la scène internationale, agitée par le nouveau durcissement des sanctions américaines contre Téhéran, les 27 doivent plancher dans l'après-midi sur leur "agenda stratégique" des cinq prochaines années.

Le sommet informel de Sibiu devrait ainsi permettre de poser les premiers jalons de la course aux présidences, qui va commencer avec celle du Parlement européen à l'issue des élections prévues du 23 au 26 mai.

Mais c'est surtout la succession de Jean-Claude Juncker, dont le mandat s'achève fin octobre, qui occupe les esprits. L'élection du nouveau chef de l'exécutif bruxellois se fera par un vote du Parlement européen, qui tient à tout prix à ce qu'il soit à nouveau choisi parmi les chefs de file désignés par les différentes familles politiques pour les européennes.

Cela avait été le cas en 2014 avec Juncker, qui était le chef de file ("Spitzenkandidat", selon le terme allemand souvent usité) des conservateurs du PPE arrivés en tête des élections européennes. Mais le choix du candidat soumis au vote des eurodéputés appartient, lui, au Conseil européen.

À Sibiu, le président du Conseil européen, Donald Tusk, devrait "informer les dirigeants sur la façon, dont il compte organiser le processus de nomination des prochains dirigeants des institutions de l'UE", a expliqué une source européenne.

Outre la tête de la Commission, ces nominations concerneront aussi plus tard la présidence du Conseil européen, celle de la Banque centrale européenne (BCE) et le chef de la diplomatie européenne.

Avec AFP et Reuters

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