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Au Burkina Faso, 6 morts dans une attaque contre une église catholique dans le Centre-Nord

Image d'archives. Gendarmes à Ouagadougou, le 22 septembre 2015.
Image d'archives. Gendarmes à Ouagadougou, le 22 septembre 2015. Joe Penney, Reuters

Au Burkina Faso, une attaque armée contre une église catholique à Dablo, dans la région du centre-nord, a fait dimanche plusieurs victimes, dont le prêtre. Le pays est la cible d'une série d'attaques depuis 2015 qui ont tué près de 400 personnes.

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L'église catholique de Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le centre-nord du Burkina Faso, a été la cible d'un commando armé, dimanche 12 mai.

Les assaillants, qui sont arrivés dans l'église vers 9 h, au moment où débutait la messe, ont ouvert le feu sur les fidèles qui "essayaient de s'enfuir" a déclaré Ousmane Zongo, le maire de Dablo.

Six personnes, dont le prêtre, ont été tuées, a précisé le maire.

Climat de panique

Les hommes ont ensuite "incendié l'église, puis des boutiques et un maquis [petit restaurant ou bar, NDLR] avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l'infirmier chef de poste" a ajouté le maire de la commune, qui évoque un climat de panique.

"Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n'est fonctionnelle. Les boutiques et les magasins sont fermés. C'est pratiquement une ville morte."

L'attaque survient deux jours après la libération de quatre otages - dont deux Français - par les forces spéciales françaises dans le nord du Burkina Faso.

"Forces obscurantistes"

Dans un communiqué, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a condamné "énergiquement" cette attaque "inacceptable".

"Nous resterons debout et nous traquerons ces forces obscurantistes qui veulent mettre à mal notre vivre-ensemble et saper nos efforts de développement", a-t-il ajouté, appelant ses compatriotes "à la vigilance et au discernement face à ces attaques d'un genre nouveau dans [notre] pays".

Deuxième attaque du genre depuis mars

Selon une source sécuritaire, l'attaque a été menée par un "groupe d'hommes armés estimé entre vingt et trente".

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et l'organisation État islamique au grand Sahara (OEIGS).

Ces attaques, qui se sont d'abord concentrées dans le nord du pays pour ensuite viser la capitale et d'autres régions, a fait depuis 2015, près de 400 morts.

Dans le Nord, les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux. Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques terroristes, il s'agit de la deuxième attaque en deux mois d'une église depuis 2015, date des premières attaques.

Avec AFP

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