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Cannes dans les starting-blocks avant l'ouverture de la 72e édition du festival

Le collectif 50/50, collectif français équivalent de Time's Up, a fait pression sur le festival pour qu'il devienne plus transparent dans son processus de sélection.
Le collectif 50/50, collectif français équivalent de Time's Up, a fait pression sur le festival pour qu'il devienne plus transparent dans son processus de sélection. Capture d'écran France 24

La 72e édition du festival de Cannes s'ouvre mardi. Entre un début de polémique et des derniers détails d'organisation à ajuster, la Croisette connaît une veille de festival survoltée.

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L'incontournable tapis rouge est prêt à être déroulé. À la veille de l'ouverture du 72e festival de Cannes, le 14 mai, le jury s'apprête à débarquer et les premiers festivaliers déambulent déjà autour de la Croisette.

Déployée au fronton du Palais des festivals, une immense affiche d'Agnès Varda. La cinéaste, décédée le 29 mars dernier est là, l'œil rivé sur la caméra, guettant l'arrivée de la pléiade de stars qui monteront bientôt les "marches de la gloire".

Propos misogynes et manque de parité

Pourtant, la réalisatrice pionnière de la Nouvelle Vague n'est pas celle qui fait le plus parler d'elle. Accusé par l'organisation américaine Women and Hollywood de propos "racistes, homophobes et misogynes", c'est Alain Delon qui détourne l'attention des festivaliers, arrivés en éclaireurs.

Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes dénonce une "police politique" et défend coûte que coûte l'acteur qui doit recevoir, cette année, une palme d'honneur. "Alain Delon a le droit de penser ce qu'il pense", a-t-il insisté, estimant "compliqué de juger avec les lunettes d'aujourd'hui des choses qui se sont passées et dites il y a quelques années".

Marqué par la 71e édition du festival de Cannes, sous le sceau du phénomène #MeToo, au cours duquel il avait signé une charte sur la parité hommes-femmes, Thierry Frémaux a également dû défendre sa sélection de films en compétition, avec seulement quatre réalisatrices en course sur 21 films au total.

Le collectif 50/50, collectif français créé en 2018 afin de promouvoir l'égalité et la diversité dans l'industrie du cinéma, a fait pression sur le festival pour qu'il devienne plus transparent dans son processus de sélection.

"Il ne faut pas mélanger ce vœu de parité avec la question de la sélection", s'est  défendu le directeur général du festival. "Il serait irrespectueux de la part de tout festival de sélectionner un film parce qu'il est réalisé par une femme."

Un palais "moche"

Mardi soir, le festival s'ouvrira avec le film "The dead don't die" de Jim Jarmusch. L'histoire d'une horde de zombies emmenée par Iggy Pop et Tom Waits.

En attendant, les photographes amateurs ont déjà installé leurs escabeaux et marchepieds devant palais des festivals. Objectif : ne pas perdre une miette de ces dixjours de paillettes et de glamour.

D'autres sont bien moins en avance. Lundi matin, de nombreux camions se bousculaient autour du Palais, livrant fleurs, boissons et divers matériels pour les quelque 40 000 professionnels, dont 4 500 journalistes accrédités qui assisteront à la compétition ou participeront au marché du film, dans le sous-sol du "bunker", le Palais des festivals.

Un palais qualifié de "moche" par Jérôme Seydoux, PDG de Pathé, qui dans le journal Le Monde estime qu'il faut avoir le courage de le "raser".

Pour ce qui est de la sécurité, on ne lésine pas sur les moyens. Le dispositif a été "reconduit et adapté", a indiqué le nouveau préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez. "Le monde entier nous regarde, on n'a pas le droit à l'erreur" a-t-il ajouté, confirmant un dispositif en 3D, terre, air et mer.

Plots anti-intrusion, armes longues, tunnels rayon X, brigade équestre, hélicoptères et vedettes en mer : tout est prévu pour quadriller la ville.

Du beau monde

Le jury présidé par le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu était attendu lundi soir à l'hôtel Martinez pour son traditionnel dîner.

Au cours du festival, il devra faire son choix parmi 21 films, dont cinq de cinéastes déjà palmés. Parmi eux, les frères Dardenne, Ken Loach, Terrence Malick, qui présentera "Une vie cachée", Quentin Tarantino qui revient, 25 ans après "Pulp Fiction", avec son film "Once Upon a Time... in Hollywood", et Abdellatif Kechiche, Palme d'or 2013 avec "La Vie d'Adèle".

Pedro Almodovar, Marco Bellocchio, Xavier Dolan et Arnaud Desplechin (entre autres), en habitués du tapis rouge, seront, eux aussi, évidemment présents.

Toujours plus grandiose, à l'occasion de la 72e édition du festival, Cannes pourra compter sur un show assuré par de nombreuses stars. Le footballeur argentin Maradona, objet d'un documentaire, le chanteur Elton John pour le biopic "Rocketman", ou encore Bono du groupe U2 qui accompagnera un documentaire sur la lutte contre le sida, pour ne citer qu'eux. Clou du spectacle, Sylvester "Rambo" Stallone sera lui aussi présent, le 24 mai, à quelques heures de la clôture du festival.

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