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Washington et Moscou tentent de briser la glace à Sotchi

Mike Pompeo et Vladimir Poutine se rencontrent à Sotchi, en Russie, le 14 mai 2019.
Mike Pompeo et Vladimir Poutine se rencontrent à Sotchi, en Russie, le 14 mai 2019. Alexander Nemenov, AFP (Pool)

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a rencontré mardi le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, s'est efforcé de trouver des terrains d'ententes sur des dossiers comme la Syrie malgré des désaccords persistants.

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Objectif : briser la glace. Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a été reçu, mardi 14 mai, par le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, sur les bords de la mer Noire. Il s’est également entretenu pendant trois heures avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

"J'ai eu l'impression que votre président souhaitait remettre en état les relations et contacts russo-américains, et qu'il était désireux de résoudre les questions d'intérêt commun", a déclaré le maître du Kremlin à son hôte. "Nous avons dit à maintes reprises que nous aussi, nous voulions rétablir pleinement nos relations. J'espère que les conditions nécessaires à cela seront désormais créées", a-t-il continué.

Mike Pompeo s'est lui montré positif sur le dossier syrien. Selon lui, les deux pays ont désormais "une idée commune des points de blocage" du règlement politique et peuvent "travailler ensemble sur la manière de le débloquer". Le Kremlin n'a évoqué de son côté aucun accord concret, indiquant simplement que le conflit syrien avait été évoqué.

Les "mêmes objectifs" sur le dossier nord-coréen

Mike Pompeo a également souligné que Moscou et Washington avaient les "mêmes objectifs" sur le dossier nucléaire nord-coréen, bien que la rencontre chaleureuse entre Vladimir Poutine et Kim Jong-un, fin avril, ait contrasté avec le fiasco du sommet de Hanoï avec Donald Trump en février.

Du Venezuela aux traités de désarmement, la liste des désaccords reste très longue entre les deux puissances rivales et aucune percée n'a été annoncée mardi. Au sujet de la crise à Caracas, qui n’a pas été évoquée avec Vladimir Poutine, Mike Pompeo a demandé à la Russie de cesser de soutenir le président vénézuélien Nicolas Maduro. "La démocratie ne s'établit pas par la force", a répliqué Sergueï Lavrov.

Mike Pompeo : "Nous allons continuer à tout faire pour protéger nos élections en 2020"

La question de l'interférence de Moscou dans la politique américaine continue pourtant d'empoisonner les relations. "Les ingérences dans les élections américaines sont inacceptables", a martelé Mike Pompeo. Si la Russie interférait dans la présidentielle américaine de 2020, "cela aggraverait encore notre relation, nous ne le tolèrerions pas", a averti le secrétaire d'État, demandant à Moscou de "démontrer que ce type d'activités appartient au passé".

"Les faits montrent que ceux qui montent ce sujet en épingle n'ont pas de preuves", a sèchement répliqué Sergueï Lavrov. Vladimir Poutine a choisi de se concentrer sur les bonnes nouvelles. Il a salué le rapport du procureur spécial Robert Mueller comme une enquête "assez objective" car ayant conclu à l'absence de collusion, sans mentionner le fait que le rapport a établi une ingérence en 2016, ce que la Russie a toujours démenti.

Vladimir Poutine est par ailleurs ouvert à une nouvelle rencontre avec Donald Trump si Moscou reçoit une proposition officielle en ce sens, a déclaré un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. Le président américain a dit lundi qu'il projetait de voir Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Osaka au Japon en juin.

Avec AFP et Reuters

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